ILIMBE-ILIMBE

31 janvier 2012

Encouragements fraternels!. Par Eboutè Daniel

La jeunesse Malimba de France représente environ 50% des effectifs de Malimva Avenir

Je salue avec déférence la détermination des soeurs et frères qui,par leur dynamisme construisent le devenir de notre communauté. C'est le cas en ce moment, de ceux de Malimba Avenir dont l'hymne traduit leur attachement à la terre de nos ancêtres mais aussi et surtout, leur décision solennelle à lutter contre "ndando na itaba" attitude militante qui installe au fond des coeurs "ndondo", sans lequel aucune construction valable n'est possible.

 
Par cet acte, il apparâit clairement que la Renaissance de la communauté Malimba est en marche. Elle est cette force violente de l'histoire qui draine toutes les énergies positives vers un but concret,celui du saut qualitatif qui nous permettra de procéder au basculement de l'histoire en notre faveur.Seule
la conversion opératoire de nos différends et différences en réalisations de bonne augure nous permettra de nous constituer en entité communautaire consistante devant l'Histoire.


Les moments de crise ne sont jamais dans la vie d'un peuple, ceux pendant lesquels ce dernier devrait sombrer dans l'indifférence encore moins, dans la stagnation. Mais, une période de lutte critique qui, en son moment final,produit la grandeur de ce peuple, c'est-à-dire, son refaçonnement décisif en tant que personnalité historique totale capable de faire face à l'adversité et réaliser le nécessaire pour sa perennité. Parce que dans le cycle de la vie seules les espèces qui s'adaptent le mieux à la violence que leur impose l'existence perdurent et donnent un sens à leur être-dans-le-monde.

 
L'histoire nous interpelle alors. Que chacun y apporte sa contribution afin que nous soyons capable de surmonter les difficultés et nous hisser au sommet de l'histoire. En fait, que nous le voulions ou pas nous y sommes nécessairement contraints, l'instinct de survie agissant de manière régulière et péremptoire, au sein de chaque être vivant parmi lesquels , les Hommes que nous sommes. Et la communauté étant essentiellement constituée d'Hommes, nous nous battrons pour suivre et par ricochet, elle.

 
A bientôt.
EBOUTE

Posté par ilimbe-ilimbe à 22:45 - Commentaires [0] - Rétroliens [0]


27 janvier 2012

Malimba Avenir entonne leur hymne Mulimba ce dimanche 29 janvier 2012

 

Le Président Nyounguè battra la mesure à l'ouverture de la réunion de ce Samedi 28/1/12 

MULIMBA MBOA HU

 Mulimba mboa hu iwiyè 

Di wi pè beyondi 

Di lati ilonga mboa hu 

Mwen’ ékombo jé nô 

Dibangi ndando na itaba 

Ndé di bondè ndé ndodo 

Bôlô bwahu munja mu kamba 

Bo ma tungè Sawa 

Di ménjèdè tô nja ilata 

Na bihô o ndodo 

Ndé di bolé njang’a môngôdè 

Ikaka dibomba 

Da mboa ‘menganè nô bihô 

Dikati beyan miunja

 Mulimba mboa hu iwiyè

Ni Loba tôndi nô 

Mô na mô ala pon yekèi tè 

Itimba o mboa 

Idonga..mènè bandodo o wo 

O sawa Sanaga 

Bena ba kombè ekomb’ahu 

O lowè na épupa 

Ndé di céma hô na njinya na 

MULIMBA MOTO MÔ 

Ndé di tôpô pè na doï diwô

 MUILIMBA BWAMBO BÔ 

Ndé dibamèhè na kôli na 

MULIMA BWEMBA BÔ 

MULIMBA MULI

 

REUNION de Après-demain dimanche 28 janvier 2012
Chez : PINDY Isabelle à Paris 20 ème
 
 
DESSERTE :
 
A) En transport :
 
         Metro porte de Montreuil
         Au boulevard Davout longer vers la porte de Bagnolet
         Demander EMAUS
         Prendre la rue St Blaise jusqu’à voir la banque (Sté Générale)
         Demander le Square des cardeurs qui se trouve juste à côté.
        
         Bus PC 2
        Arrêt Saint Blaise
         Prendre la rue St Blaise et suivre le même itinéraire
        
B) En voiture :
        
         De la porte de Montreuil, continuer au rond point prendre la 1ere sortie
         Continuer sur la rue Mendelssohn
         Prendre à droite Boulevard Davout
         Tourner à gauche rue St Blaise
         Continuer sur Square des cardeurs
        
consulter enfin l'adresse de notre soeur  marquée sur votre invitation et rendez vous à sa sonnette.
 
ORDRE DU JOUR 
 
1)     Compte rendu de la dernière réunion
2)   Accueil des nouveaux membres et remise officielle des statuts et du R.O.I.
3     Lecture du rapport des Commissions humanitaires et sociales suivie du vote
4)      Cotisations
5)    Agappes
6)      Prêts
7)      Divers

Posté par ilimbe-ilimbe à 17:49 - Commentaires [7] - Rétroliens [0]
24 janvier 2012

Et s'il était des nôtres: Pr Georges Ngango ce "Sanagarien" si souvent discuté entre le Bakoko et les Malimba

Le peuple Malimba a su donner à l'Afrique des économistes de renommmée internationnale. Des vocations qu'aurait suscité le brillantissime feu Pr Georges Ngango, plusieurs fois ministre de la république.

Dans le régistre des successeurs il y a inconstestablement  le Pr Chicot Ebouè(photo ci dessus) titulaire d'une Chaire de Nancy et le Dr Georges Dimithè.

Retour sur la vie de Feu Pr Georges Walter Ngango le plus Bakoko des Malimba pour certains; le plus  Malimba des Bakoko pour d'autres

- 1959-1962 : Université de Strasbourg, baccalauréat en théologie. Licence et diplôme d`études supérieures en droit canonique, certificat de sociologie générale ;
- 1962-1964 : Université de Bordeaux, 1ère, 2ème et 3ème années de licence ès sciences économiques.
- Mention d`économie politique au concours général organisé par la faculté et deuxième prix d`économie internationale (1964).
- 1964-1971 : Université de Lyon,
- 4ème année de licence ès sciences économiques (1964-1965) ;
- Diplôme d`études supérieures de sciences économiques (1965) ;
- 1966 : thèse de doctorat d`Etat avec mention très bien (1971).
- Thèse complémentaire d`agrégation (1971, mention très bien).
- Licence de sociologie avec mention bien (1971).
De retour au Cameroun, M. Georges Ngango est nommé Chargé de cours à la faculté de droit et des sciences économiques de Yaoundé de 1971 à 1973. Admis au concours d`agrégation français pour le recrutement des maîtres de conférences agrégés de sciences économiques, il est nommé professeur à l`Université de Yaoundé en 1974.
M. Ngango est l`auteur de plusieurs ouvrages à caractère économique et a contribué à l`ouvrage « Paul Biya ou l`incarnation de la rigueur » paru en mai 1983 aux Editions SOPECAM.
Ancien directeur du Centre Universitaire de Douala, Chevalier de l`Ordre de la Valeur, il est ministre depuis le 18 juin 1983.

Pour vous, j'ai sélrectionné

 Dynamiques de développement:

 

Posté par ilimbe-ilimbe à 11:52 - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
21 janvier 2012

Mise au point de M. Dalé Nyounguè Dieudonné, Président l'ONG Malimba Avenir

Indignation et compassion. Par Nyounguè Dalé Dieudonné

J'aurais très bien pu ignorer les propos de Moukatè ou Diboto que je trouve abjects et ignobles.
Mais, j'ai préféré intervenir tout de suite pour arrêter une hâblerie qui risque faire tache d'huile et embobiner ceux qui attendent pour avilir l'efficacité de Janéa Marcelin Ndoumbè.

Malimba avenir n'est pas une association dont les dirigeants décident inéluctablement et traitent seuls les décisions, résolutions et décisions.

Ce sont des femmes et des hommes responsables. Malgré leurs innombrables soucis, par amour pour leur terroir, sont engagés à son émergence.
Par leur salaire d'immigrés ils boursillent chaque mois pour des dépenses communes.

Comment penser un seul instant que des gens aussi énergiques et constants peuvent continuer à placer leurs sous pour des broutilles?

Arrête donc Moukatè, Diboto on ne vient pas sur un blog ou sur un forum pour s'insurger contre tel sujet qu'on ne maitrise pas.
Tout ce que tu as avancé est une fausse information qui constitue une diffamation passible de poursuite.

Tu es avertis, nous ne laisserons pas prolonger une réprobation puérile sur le mode de construction,le caractère architectural ni le le coût des logements des instituteurs au village.
Mais aussi tout autre cause que nous engageons surtout financièrement.

Malimba Avenir a toujours désiré des représentants voire un attachement au pays en vain.
Pendant que nous nous approchons (Par ce que c'est Malimba Avenir qui est allé vers Janéa)de celui qui œuvre avec probité pour l'avancement de notre terroir, arrêtons la clabauderie.

Pour finir, est-ce Malimba Avenir qui finance la Journée Nautique de la Femme Malimba que Mme Gisèle Ndoumbè organise tous les ans au village? et peut-on imaginer ce que ça peut couter?

Bientôt dix ans que notre développement est déshonoré à cause d'une tricherie dans nos institutions, nous n'en serions pas là à de basses manœuvres.

Moukatè, Diboto en plus de l'indignation, j'éprouve une réelle compassion pour ta personne aboulique.

Kôl'a mboa'm e boï mba

Nyounguè Dalé
Mot'a konda nya ponda nya
Malimba Avenir

Posté par ilimbe-ilimbe à 14:01 - Commentaires [21] - Rétroliens [0]
20 janvier 2012

Malimba : Un Belge est de retour de Manoka et raconte. Filip Maenhout, collaborateur du développement rural

Périple raconté par un Flamand en terre Malimba en Novembre 2011

Une nature préservée avec Leon et Filip au premier plan 

 
Chère famille et les amis,
 
Cette semaine, je me rendais à Manoka, une île au large de la côte de Douala.  Douala est la capitale économique du Cameroun.  Le CODASC de l'archidiocèse de Douala (Comité de Développement des Activités Sociales caritatives) veut ouvrir une école professionnelle pour les jeunes de Manoka. Le CODASC l'ONG belge DISOP (Département de la Coopération Internationale sur le Développement) à contacter pour toute les capacités de collaboration des partenaires pour étudier.
 
Notre bateau
 
Le voyage entre Douala et Manoka a procédé dans un bateau avec un moteur hors-bord.  Notre délégation (Leon: Le représentant de CODASC, Isidore: stagiaire à la paroisse et moi-même) a été rejoint par environ 60 personnes dans le bateau. Quand nous cessons de la rive, je pourrais très bien imaginer avec quelle rapidité les réfugiés économiques se sentent dans un bateau traditionnel entre les côtes africaines et européennes ... très petits, abandonnés aux caprices d'un vaste océan ...
 
 
 Entre les calanques
 
 
Le passage de ruisseaux à l'océan
 
Trois et voyage demi-heure, d'abord parmi les nombreuses criques sur la côte de Douala, puis dans l'océan sans fin à la recherche du Manoka île. Le skipper du bateau est plus comme un pirate, mais il sait très bien que son bateau à travers les criques et les océans afin de guider! Sur l'océan nous arrivons à faire face à des vagues d'une douche rafraîchissante fréquemment inattendu mais à donner.  Pendant ce temps, le Soleil sans pitié sur nous alors j'ai eu plus l'apparence d'une crevette mûre rouge.
 
 
Des crevettes rouges mûrs
 
 
Une fois dans Manoka nous découvrons rapidement que nous sommes arrivés à une perle naturelle: plages vierges tropicales où les touristes ne peuvent que rêver! La jungle à l'intérieur est touché: durant la période coloniale allemande, les arbres ont été renversés à eux de l'Europe.
Les résidents viennent du Cameroun et du Nigéria, tous les pêcheurs qui pratiquent leur profession avec quelques techniques modernes.Outre la pêche il y a peu ou pas d'autres subsitance.
 
 
Futur partenaire DISOP, le CODASC, aimerait ouvrir une école professionnelle pour les jeunes et les possibilités d'emploi plus diversifié sur cette île. Le CODASC penser à la formation des coiffeurs, tailleurs, cuisiniers, agriculteurs, restaurateurs de motos.
 
En quelques années, nous aimerions commencer la formation avec un pêcheur, mais avec des techniques modernes de pêche adaptés à la réalité locale.
 
 
"Chantier Naval" à Manoka
 
 
Je suis rentré un nouveau morceau du Cameroun devrait explorer et je suis très reconnaissante! Espérons que ce n'était pas ma première fois et la dernière passe sur cette île, qui est, espérons DISOP CODASC Douala uns avec les autres et trouver un projet de développement durable pour commencer!
 
Philippe avec l'équipe de CODASC
 
 
La semaine prochaine je vais à la réserve du Dja dans la région de l'Est du Cameroun, de retour d'une éventuelle réunion nouveau partenaire DISOP. au courant!
 
Filip Maenhou
 
 

Posté par ilimbe-ilimbe à 08:59 - Commentaires [0] - Rétroliens [0]




16 janvier 2012

Généalogie: Des Metisses Malimba de Beauvais de 70 et 72 ans nous envoient l'histoire de leur père, jadis amant d'une Moulongo

Jean Crépin est né le 1er septembre 1908 à Bernaville (Somme), dans une famille d'industriels.

Il entre à Polytechnique en 1928 et choisit la carrière militaire. Il sert dans l'Artillerie coloniale à partir de 1930.

Promu capitaine en 1938, il est envoyé, au moment de la guerre, au Cameroun pour y mettre en place une batterie de côte à Manoka.

Décidé, dès l'Armistice, à poursuivre la lutte, il s'engage, sur place, dans les Forces françaises libres (FFL), le 28 août 1940.

De ce fait, son épouse et ses deux enfants seront amenés, dès l'automne 1940, à quitter un refuge sûr au sud de la Garonne puis, plus tard, Nice, en raison des pressions vichystes.


Jean Crépin en 1939 à Bwapè(Manoka) amant de Frida

Ils se réfugieront dans un petit village de montagne où son épouse trouvera la mort par mine allemande, en septembre 1944. Les enfants emmenés, à pied, en déportation, pourront s'échapper du convoi grâce à un ménage d'instituteurs.

Promu chef d'escadron, Jean Crépin prend le commandement du groupe de l'AEF-Cameroun et devient adjoint du général commandant l'artillerie de l'AEF au Cameroun.

Commandant l'artillerie dans la campagne du Fezzan au sein de la Colonne du général Leclerc, il se distingue, lors de l'attaque d'El Araneb, par sa haute valeur technique et son efficacité, mettant hors de combat 4 pièces de 77 ennemies.

Il se fait encore remarquer lors de la campagne de Tunisie, au cours des attaques allemandes sur Ksar Rhilane, le 10 mars 1943, où il contribue, pour une grande part à la résistance victorieuse, ainsi que dans le Djebel Melab où il fait preuve d'une belle maîtrise de son commandement sous le feu. Blessé le 26 mars 1943, il reste en ligne jusqu'à la relève des unités.

Promu lieutenant-colonel, il prend le commandement, en juin 1943 du 3e Régiment d'Artillerie coloniale (3e RAC) qui se condense, en novembre 1943, pour former le 1er Groupe du 3e Régiment d'Artillerie coloniale (1/3 RAC).

Jean Crépin est ensuite nommé à la tête de l'artillerie divisionnaire de la 2e DB et débarque en France le 2 août 1944. Lors de la libération de Paris, dans l'après-midi du 25 août, seul avec le chef d'Etat-major de la garnison allemande, il obtient la capitulation du point d'appui du Luxembourg, économisant ainsi des vies humaines et évitant la destruction de monuments historiques.

Il s'illustre, une fois de plus, au cours des opérations du 13 au 24 novembre 1944, montrant un sens tactique remarquable en réalisant toutes les actions d'artillerie qui lui sont demandées. Ainsi, par les feux de ses groupes en appui direct ou en action d'ensemble, il permet de rompre les défenses ennemies, en particulier le 21 novembre 1944 dans la région de Nieferhoff et Saint-Quirin, facilitant l'exploitation par les éléments blindés. Il est l'un des principaux artisans de la victoire de Strasbourg;

Jean Crépin termine la guerre avec le grade de colonel.

En décembre 1945, il embarque pour Saigon et prend le commandement de l'Artillerie du Corps Expéditionnaire Français en Extrême-Orient. Il est l'adjoint du général commandant les troupes d'Indochine Nord et la 9e Division d'infanterie coloniale (9e DIC).

Il occupe en 1946 le poste de Commissaire de la République pour le Tonkin et le Nord-Annam. De retour en métropole en 1947, il est affecté à l'Inspection Générale des Forces Armées.

Auditeur à l'Institut des hautes études de Défense nationale en janvier 1949, il devient en octobre, chef d'Etat-major du Ministre de la Défense nationale, René Pleven.

Général de brigade en 1950, il est, l'année suivante, chef du cabinet militaire du Président du Conseil, René Pleven.

Secrétaire général adjoint de la Défense nationale en 1954.

De 1955 à 1958 il organise, dans le secret, avec Pierre Guillaumat, les études initiales pour la réalisation d'une arme atomique. A la même époque, comme Inspecteur général des Fabrications et Programmes des Forces armées, il réorganise, complètement, l'industrie des engins tactiques français.

Promu général de division en 1957, puis général de corps d'armée en 1959.

Commandant en chef en Algérie en 1960 puis commandant en chef des Forces françaises en Allemagne en 1961. La même année, il reçoit ses étoiles de général d'armée.

Commandant en chef des forces alliées du secteur Centre Europe en 1963, il quitte ce poste en 1966 lorsque la France retire ses forces de l'OTAN.

En 1967, il est admis en 2e Section, et occupe les fonctions de PDG de Nord Aviation. Il est également membre titulaire du Conseil supérieur de la Guerre.

En 1970, il est vice-président de la SNIAS et président d'Euromissile.

Jean Crépin est décédé le 4 mai 1996 à Achères la Forêt en Seine-et-Marne où il a été inhumé.

 
• Grand Croix de la Légion d'Honneur
• Compagnon de la Libération - décret du 2 juin 1943
• Croix de Guerre 39/45 ( 5 citations)
• Croix de Valeur Militaire
• Croix de Guerre des TOE
• Médaille Coloniale avec agrafes "Fezzan", "Tripolitaine", "Tunisie", "E-O"
• Médaille de l'Aéronautique
• Distinguished Service Order (GB)
• Silver Star (USA)
• Bronze Star (USA)
• Officier de la Legion of Merit (USA)
• Presidential Unit Citation (USA)
• Grand Croix de l'Ordre du Mérite (RFA)

 

 Une Correspondance de Pauline et Raymond Crépin, fiers  de leurs racines Malimba

 

Posté par ilimbe-ilimbe à 13:56 - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
13 janvier 2012

Activité intellectuelle: Sarah Kala Lobe Kuta une véritable conscience vivante pour le peuple malimba

 

photo: Le regreté Kala Lobè, feu mari de notre soeur Sarah Kuta Béboy

PIONNIÈRE D’UNE CERTAINE ÉDUCATION POUR LA PETITE ENFANCE, L’OCTOGÉNAIRE EST ÉGALEMENT SOUCIEUSE DU SORT RESERVÉ AUX PERSONNES ÂGÉES DANS NOTRE SOCIÉTÉ AUJOURD’HUI.

Connaissez-vous l’expression «être d’une pâte à vivre cent ans» ? La locution signifie que la personne dont on parle a la constitution ou le tempérament pour atteindre cet âge-là. Sarah Kala Lobe Kuta par exemple. Solide et bon pied bon œil, elle avance, l’air sévère. Faisant perdre ses moyens au reporter qui se demande s’il doit lui parler en la regardant ou en baissant la tête. On ne lève pas les yeux sur 82 années pimpantes comme ça. «Nous venons pour faire un portrait de vous». Ce n’est pas avec ça qu’on va l’impressionner. Il y a même à parier qu’elle sourit de voir le jeune homme bredouiller et ânonner. Ouf !

Il faut en effet savoir se tenir. Sarah Kala Lobe Kuta ne badine pas avec l’éducation. Le cheval de batille d’une vie. Tout commencerait et se terminerait avec. «L’éducation, c’est l’imitation», croit-elle d’ailleurs. Voilà plusieurs années qu’elle attire l’attention de l’opinion sur le sort des personnes âgées dans notre pays, créant associations et animant manifestations. Le 1er octobre dernier, à la faveur de la journée internationale des personnes âgées, la Mutuelle des personnes âgées du Cameroun (Mupac) a organisé une série d’événements dont des journées santé, des conférences débats, des concours miss et masters du troisième âge.
Présidente de la Mupac dont elle est à l’origine de la création, Sarah Kala Lobe Kuta aime à rappeler que la mutuelle vise concrètement à négocier la prise en charge des besoins de santé de ses membres auprès des structures hospitalières, la formation des encadreurs pour personnes âgées et la défense de leurs intérêts moraux et matériels. Affiliée à la Fiapa, la Fédération internationale des associations des personnes âgées, la Mupac est une autre initiative de Sarah Kala Lobe Kuta au bénéfice des personnes âgées. Elle y avait déjà affilié l’association «Camaraderie», créée en 1950 et aujourd’hui connue sous l’appellation officielle Organisation pour l’éducation et la protection de l’enfance africaine (Oepea). Ses membres, jeunes femmes à l’époque, sont à présent grands-mères et arrières grands-mères. Ce qui n’empêche pas Sarah de continuer de mener une riche activité associative.

L’éducation avant l’instruction

De la même manière, depuis des décennies, la pédagogue s’occupe de la petite enfance. Sarah Kala Lobe Kuta ne tolère pas qu’un jeune soit assis alors qu’un aîné est debout. Elle ne comprend pas qu’un jeune fixe un aîné du regard. Elle ne supporte pas qu’un jeune interrompe un aîné qui parle. Ils manquent tous d’éducation. Pour la simple et bonne raison, soutient-elle, «que notre système a privilégié l’instruction, le savoir livresque, les diplômes, des diplômes que l’on achète au demeurant désormais. Tout cela au profit de l’éducation. Je préfère un homme éduqué à un homme instruit. Un homme éduqué peut s’instruire. Un homme instruit ne peut pas s’éduquer parce qu’il a la prétention de savoir».

C’est pourquoi, forte d’une longue expérience et bardée de parchemins qu’elle ne mentionne pas, madame Kala Lobe est revenue au Cameroun à la fin des années 70 pour se mettre au service du pays. A l’époque, le pays n’a pas un seul spécialiste des écoles maternelles. Inspectrice d’école maternelle dans l’Hexagone, elle accepte et commence à travailler. Le chantier est vaste. Les jardins d’enfants pullulent que l’on considère comme des écoles primaires en miniature avec ces tables bancs trop grands sur lesquels les deux-trois ans ne peuvent s’asseoir convenablement. Confiés à des jardinières et des puéricultrices qui, même si elles sont des éducatrices, ne sont pas des pédagogues.

Même si les méthodes qu’elle préconise ne sont pas toutes adoptées, Sarah Kala Lobe Kuta oeuvre jusqu’au bout. Tant et si bien que le ministre René Zé Nguele retarde son départ à la retraite pour besoins de service. En échange, elle obtient l’autorisation d’ouvrir du centre socio-éducatif «Les enfants de maman Nono», une école maternelle, laboratoire vivant des réformes préconisées. Sa retraite, elle ne l’a en réalité jamais prise. A bientôt 83 ans, elle est toujours par monts et par vaux. «Ce sont mes enfants qui s’inquiètent pour moi», s’amuse-t-elle. Pour, plus sérieusement, avancer «qu’un être normalement constitué, même dans son lit de malade, a toujours quelque chose à transmettre».

Turbulente et rebelle

Et c’est vrai que la maman de Suzanne, comme on l’appelle à Douala, a des tonnes et des tonnes de choses à transmettre. Ou lala ! Si vous l’entendez raconter son enfance dans les années 30, sa jeunesse, sa vie de femme… De quoi écrire un livre sur une existence pleine et passionnante. Sarah Kuta est née le 11 mars 1927 à Douala d’un père malimba de Mouanko en Sanaga maritime. A l’âge de sept ans, elle est choyée par son grand père paternel qui l’a prise avec lui à Edéa. Elle risque de finir enfant gâtée et est bientôt remise à sa grand-mère maternelle, une des veuves du roi Bell. Dans cette cour royale de Douala, les classes d’âge vont de sept en sept ans.
Dès 7 ans donc, les jeunes filles sont confiées aux femmes qui s’occupent de leur éducation : les champs, la cuisine, la maison, etc. Au même moment, les garçons, eux, ne touchent à rien ou presque. «Ça m’énervait, se souvient-elle encore. Moi, je devais faire la cuisine pour mon cousin germain et laver la vaisselle après. Quand ma grand-mère n’était pas là, je l’obligeais à le faire. S’il refusait, je le tabassais». Une vraie frustration naît de cette différenciation. Plutôt turbulente, Sarah aime à se battre avec les garçons et n’accepte déjà pas qu’un homme lui marche sur les pieds, «qu’il me commande, à moins que ce ne soit mon père».

Quand il faudra aller à l’école, Sarah traîne les pieds. A cette époque, coloniale bien entendu, pour être retenu, il fallait toucher son oreille gauche avec sa main droite. Facile pour ceux qui ne voulaient pas s’asseoir sur les bancs. Sarah se payera le luxe de deux ans d’école buissonnière. Elle préférait jouer et sucer les cannes à sucre. Ses oncles s’en aperçoivent et ordonnent aux garçons de Bali de la porter chaque matin sur leurs épaules pour la déposer directement dans sa classe. Prise au piège, Sarah n’a pas le choix. Elle est désormais assidue et obtient son certificat. Admise à l’école supérieure des jeunes filles de New Bell, elle rêve d’être sage femme. Dans son entendement d’alors, «une sage femme est une femme docteur blanche qui opère». Une chirurgienne donc.

L’un de ses enseignants, Jean Puig, a fort à faire avec cette élève résolument rebelle. Pour lui, elle est faite pour enseigner. Mais lorsque en 1946, Sarah prend le chemin de l’école de Dakar, elle a sa petite idée en tête. Alors qu’elle est destinée à l’Ecole normale des institutrices de Rufisque, elle guette l’Ecole des sages femmes de Dakar. Elle y arrive effectivement avec les Niat Julienne, Isola Marie Bikoï et autres Yvette Naemi Eteki Mboumoua. La première visite des maternités la dégoûte. Les filles de Première année doivent nettoyer partout où les femmes accouchent. Ah non ! Pas la fille de Kuta. Ce sera Rufisque.

Accusée de sympathie pour l’Upc

Revenue au pays à l’issue des deux ans d’études, elle doit prendre le chemin de la France pour l’Ecole normale du Bourget. Et là encore, Sarah se braque. C’est que le responsable fait du chantage aux filles, un certain droit de cuissage, et empêche la jeune femme d’être du voyage, lui lançant au passage «est-ce que vous dépassez vos amies qui ont cédé». Imperturbable, elle lui répond «c’est elles qui me dépassent». Surréaliste : un rapport l’accable : elle fait de la politique et sympathise avec l’Upc de Ruben Um Nyobe. Son nom est remplacé. Sarah demande simplement son recrutement et est affectée à Dschang le 5 mars 1948.
A la suite d’un grave accident de la circulation, le père Kuta est gravement blessé et reçoit la visite d’un proche, un Mandessi Bell, flanqué de son neveu, Iwiyé Kala Lobe, étudiant en journalisme «o mbengue bakala», en France. Sarah est aussi là et tape dans l’œil du vacancier. Alors qu’on lui conseille simplement de la prendre « pour sa couche», le gars n’a qu’une seule idée en tête, l’épouser. Sarah qui en déjà éconduit quelques uns se marie civilement avec monsieur Kala Lobe le 5 mars 1949, et religieusement, le 19 mars suivant. Ils eurent beaucoup d’enfants.

Sarah Kala Lobe Kuta est affectée à Douala cette fois alors que son époux, rentré au pays entre-temps, travaille pour L’Eveil du Cameroun, La Presse du Cameroun, etc. Avec la diaspora noire, il a aidé à mettre sur pied la maison d’édition Présence africaine et doit repartir en France en 1961. Nommé secrétaire administratif de la Société africaine de culture. La famille le suit bientôt. Même si elle avait déjà été en France plus tôt, Sarah se souvient quand même avoir vécu un choc. « Toute cette grisaille, ces immeubles gris, ces personnes âgées que je voyais ployer sous le poids de leur cabas. N’avaient-ils pas de famille ? Et tous ces gens qui se rencontraient sans se saluer… »

Dans cet environnement, cette mère africaine ne craint pas pour l’éducation de ses enfants. «Je me suis dit que tout ce que je n’ai pas voulu que l’on me fasse quand j’étais enfant, je ne le ferai pas à mes enfants. Je n’ai pas eu de problèmes éducatifs avec eux. J’ai pris l’option de leur parler ma langue maternelle. Je leur ai inculqué des valeurs de respect et de droit d’aînesse. Suzanne parle comme elle parle mais si son grand frère s’exprime devant elle, elle l’écoute.» Ce n’était pas une éducation dictatoriale, on discute de tout et Sarah a toujours fait une recommandation aux siens: « Ce que vous faites de mal, dites-le moi. Je vais peut-être vous gifler, mais cette gifle vaut mieux que de me le cacher, ce qui aura peut-être des conséquences fâcheuses pour la famille ou la société. Du coup, mes enfants ne m’ont jamais menti.» A présent, qui vous savez à de qui tenir, non ?

Cv

11 mars 1927 : naissance à Douala.
5 mars 1949 : la corde au cou ou mariage avec Iwiyé Kala Lobe.
1943 : certificat d’études primaires, «je suis un homme maintenant puisque les études étaient réservées aux hommes».
1973 : naissance de ma première petite-fille.
1986 : création du centre socio-éducatif «Les enfants de maman Nono».
2005 : naissance de mon premier arrière petit-fils.

Ce que j’aime : la vérité, la loyauté, l’humilité, que l’on me critique plutôt que l’on me loue.

Ce que je n’aime pas : l’hypocrisie, oh la la !
Mes amis : tout le monde est mon ami (e). Je ne voudrais pas avoir d’ennemi. Même mon ennemi est mon ami.

Mes musiques : tout ce qui est culturel et traditionnel et pas vos criaillements de jeunes. J’aime aussi le classique et le jazz qui disent quelque chose.

Mes acteurs : Jean Gabin, Martine Carole, Danielle Darieux, Yul Brenner, John Travolta.

Mes livres : toute la littérature y compris les livres ésotériques, les sciences occultes, je lis de tout.



Impressions
GEORGETTE KALA LOBE STRUBEL, SA FILLE JUMELLE, DANSEUSE CHORÉGRAPHE : «IL LUI FAUDRAIT DEUX VIES»

Maman a toujours mené son petit monde familial à la baguette. Sous son kaba, elle portait la culotte, un rôle qui lui allait bien à coté d´Ywié Kala Lobé, mon romantique et blueseux papa. Aussi, nous la craignions et bien sûr, mes frères et soeurs acceptaient sans rechigner sa volonté et son autorité héritée de longue lignée d´austères protestants. Jamais elle n´a levé la main sur moi. Sa parole forte et définitive suffisait. Petite fille, je l´admirais, je la trouvais belle et exemplaire de courage. A un certain âge, elle a repris ses études en se battant pour la survie et surtout la dignité de sa petite tribu. Maintenant, elle a l´âge du bilan, beaucoup connaissent ses engagements et la création de son école, l´oeuvre de sa vie. Pourtant, cette combattante n´en n´a pas fini avec elle-même. Je la sens inquiète, insatisfaite comme s´il lui faudrait deux vies pour parfaire sa tâche. A mes 15 ans, j´ai rejeté l´école en France, c´est-à-dire que j´ai contesté l´autorité de maman. Mon seul désir a été de devenir danseuse et, croyez-le ou pas, mon autoritaire maman a digéré le coup et s´est remise en question. Elle a cherché pour moi une école de danse, m´a inscrite à l´Académie internationale de la danse de madame Nicole Chirpaz. Au bout de trois mois, ma mère est venue rencontrer Nicole Chirpaz pour s´enquérir de mon fonctionnement. J’étais plutôt douée. Depuis, ma carrière continue à s´égrener. Maman contemple cela de loin, avec une certaine fierté, je crois.

ME ALICE NKOM, ANCIENNE ÉLÈVE ET AVOCATE : «COURAGEUSE ET PLEINE D’ÉNERGIE»

Elle m´a enseignée à l´école primaire de New-Bell à Douala, au cours élémentaire si mes souvenirs sont exacts. Je me souviens d´un après-midi, où elle avait pris la décision de nous raccompagner à la maison alors que Nkongmondo, siège de l´UPC, et, forcément, repaire des maquisards comme on les appelait à l´époque, était à feu et à sang. Il était hors de question que les parents bougent pour aller chercher leurs enfants à l´école dans ces conditions. Il était également inimaginable pour la mère et l´éducatrice responsable qu´était madame Kala d´abandonner à l´école, ses élèves, -que dis-je, ses enfants, notamment ceux qui habitaient à Nkongmondo, -et de rentrer tranquillement chez elle en toute sécurité en évitant ce quartier dangereux. Madame Kala a pris son courage à deux mains, et a conduit, à pieds, tous ceux qui habitaient Nkongmondo, au risque de se faire tuer comme cela est arrivé à de nombreuses personnes dont on pouvait d´ailleurs voir les têtes accrochées à des piquets ! Je ne suis pas surprise de la voir aujourd’hui, increvable octogénaire, sautant d´un avion pour un autre et parcourant le monde pour dispenser son immense expérience dans les domaines aussi variés que l´éducation, le 3è âge, les femmes et bien d´autres domaines. Je l´aime beaucoup, ma Sita Sarah, comme je l´appelle aujourd´hui, si pleine d´énergie. Elle ne saura jamais à quel point elle n´a cessé de m´inspirer : je la soutiens et la remercie pour l´immense travail et l´encadrement qu´elle apporte aux enfants handicapés, aux trisomiques, et à tous les efforts qu´elle déploie pour qu´ils soient, des enfants comme tous les autres.

BERTHE EKOLLO, AMIE D’ENFANCE ET MÉNAGÈRE : «ELLE AIME VRAIMENT LES GENS»

Nous nous sommes connues dans notre enfance. Nous allions à l’école ensemble. Nous n’étions pas dans la même école mais empruntions le même chemin. C’était dans les années 1930. Nous avons été baptisées le même jour, en 1940. Après, on s’est séparées et chacune a pris son chemin. Dix ans après, je crois, on a créé un groupe d’amies qui s’appelait « camaraderie ». Pour son caractère, je sais que c’est quelqu’un qui aime les gens. Ce n’est pas parce qu’elle donne à manger ou qu’elle les aide matériellement ou financièrement. Elle aime les gens parce qu’elle a bon cœur. Si elle a quelque chose, elle voudrait que toi aussi, tu aies la même chose. C’est pour ça qu’elle nous a emmenées partout en France avec l’association « Camaraderie ». Je l’accompagne dans tous les voyages qu’elle effectue en France. Tout ça, elle aurait pu le garder pour elle-même et en jouir toute seule, sans en parler aux autres. Elle a essayé même de nous faire souscrire une assurance vie en France mais on avait estimé que nous étions déjà trop âgées. Voilà ce que je sais d’elle. Elle aime vraiment les gens. Moi je suis ici à Bonaberi, elle est à Bali mais on se voit tout le temps. J’étais encore là-bas hier.



Acquis : De grands soins pour la petite enfance
EDUCATRICE, SARAH KALA LOBE KUTA EST PIONNIÈRE DES MÉTHODES MONTESSORIENNES AU CAMEROUN.

Dans les années 70, Sarah Kala Lobe Kuta, éducatrice en France, voit de temps en temps les ministres camerounais en charge de l’Education nationale de passage à l’Unesco. Elle y travaille d’ailleurs au département des Ong. Les Ndam Njoya, Eteki Mboumoua, Mongosso et autres Bidias à Ngon sont très intéressés par le parcours de cette dame qui devrait pouvoir rendre des services à la nation. Occupée à préparer une thèse de doctorat en psycho biogénétique, elle ne répond pas tout de suite à l’invitation.
Venue au Cameroun pour trouver des échantillons pour son travail sur l’attachement de l’enfant à sa mère, elle accepte un poste d’inspectrice nationale et s’installe à Yaoundé. Elle entame un tour du pays pour connaître la réalité et découvre une catastrophe. Les maternelles sont dans un piteux état. Structures et infrastructures ne correspondent pas à l’idée que se fait cette montessorienne de l’éducation.
Maria Montessori (1870-1952), indique le Petit Larousse, est un médecin et pédagogue italien, auteure «d’une méthode destinée à favoriser le développement des enfants par la manipulation d’objets, de matériels et par le jeu et la maîtrise de soi». Il fallait tout changer comme l’avait d’ailleurs demandé le ministre Ndam Njoya. L’inspectrice s’y colle qui refait les programmes d’enseignement et de formation. Elle souhaite que chacune des sept provinces de l’époque ait une école pilote qui devrait montrer la voie du changement. Il n’en sera rien. L’idée lui vient donc de créer son propre centre. Il y a de plus en plus de petits-enfants autour d’elle et il n’est pas question qu’elle les laisse intégrer le système classique qu’elle réprouve.
Éducatrice spécialisée, elle ouvre donc «Les enfants de maman Nono» pour enfants handicapés de toutes sortes, autistes, handicapés moteurs, handicapés moteurs cérébraux. Son dernier fils fréquente l’école maternelle du centre où la méthode montessorienne est appliquée. Tous les enfants sont mis ensemble sans distinction d’âge parce que le développement biologique ne conditionne pas le développement cognitif. «Tu peux avoir un enfant de deux ans qui a le potentiel de développement cognitif d’un enfant de quatre ans. Si tu le laisses avec un enfant de deux ans, il dégénère. Et vice-versa. On recherche donc l’équilibre.»
Chaque enfant va à son rythme mais dans tous les cas, l’éducation de la petite enfance coûte cher. «L’Etat peut et doit le faire. Ouvrir une école maternelle suppose des moyens. Les personnes privées devraient se les donner à travers les parents et il faudrait que ceux-ci soient investis dans l’école et pour l’école». Sarah Kala Lobe Kuta ne dira pas un mot de plus sur son centre. A peine souffle-t-elle que des anciennes élèves lui amènent à présent leurs propres rejetons.

Libres propos

«Lorsque j’étais jeune, les personnes âgées avaient tout le respect et se respectaient. Aujourd’hui, elles n’ont pas la sécurité sociale réservée à ceux qui ont beaucoup d’argent. Ce n’est pas normal. J’ai eu à soutenir des personnes âgées. Où sont leurs enfants ? La culture de la clôture a pris le dessus avec les chiens méchants même quand il n’y en a pas. Il faut seulement que vous teniez les gens éloignés de votre maison. Ce qui m’embête, c’est que les personnes âgées, elles-mêmes, ne se respectent pas. Quand un homme qui a des petites filles de quinze ans fait la cour à une fille de quinze ans et couche avec elle, qu’est-ce que vous attendez ? Que cette fille le respecte ? Elle ne le respecte ni lui, ni ses propres parents à elle… Les personnes âgées cultivent l’hypocrisie alors que, comme les enfants en bas âge, elles sont spontanées et sincères. Quand un enfant, entre deux et quatre ans, ne veut pas vous embrasser, il vous dit non. Les personnes âgées sont comme cela mais ce n’est pas le cas autour de nous. Quand un homme politique m’apporte un million de francs Cfa pour que je le soutienne, qu’est-ce qu’il voudrait que j’en fasse ? On infantilise la personne âgée qui, elle-même, se tait de peur d’être inquiétée. Elle n’aide pas la population… J’ai été choquée de voir qu’après les événements de février 2008, les personnes âgées ont félicité le président de la République. Il fallait lui donner les bons conseils plutôt que de lui faire parler d’apprentis sorciers. Vous ne pouvez pas trouver vos enfants en train de se battre et en accuser certains tout de suite. Faites les plutôt venir pour leur demander ce qui se passe. En son âme et conscience, le président, en tant que personne âgée, doit se le reprocher.

On me demande tout le temps comment je fais pour être encore debout. Je réponds que je n’ai pas la maladie du pouvoir, de tous les pouvoirs : je veux être ceci, je veux être cela. Ça vous mine, ça vous ronge et quand votre mental n’est pas stable, votre physique subit les conséquences. Il faut observer une certaine hygiène de vie. Moi je suis par exemple une grande danseuse. Moi j’ai dansé, j’ai fait l’amour, j’ai tout fait, comme tout le monde. Ce qui nuit, c’est l’excès.

La mort de mon mari en 1991 n’a pas changé grand-chose à ma vie parce que je suis pleine d’activités. Ce qui change, c’est quand je rentre dans des moments où je ne fais rien, où je suis seule, dans ma chambre la nuit, et que je n’ai personne à qui raconter ma journée par exemple. Voilà ce qui me manque. Je ne pense pas à la mort, c’est un phénomène naturel, un processus auquel on ne peut échapper. Ce n’est pas la peine d’empoisonner son existence en se disant « je vais mourir, je vais mourir ».

Je ne peux pas humilier quelqu’un parce qu’il ne sait pas faire telle ou telle chose. Je donne l’exemple parce que le bien est difficile à acquérir. Ce qui est important pour moi, c’est d’apprendre toujours. Mon souci, de tout temps, c’est de faire irradier un peu de l’éducation que j’ai eue autour de moi. Je ne veux pas dire que je suis très éduquée, très instruite, non. Je sais une chose, c’est que je ne sais rien et je continue inlassablement à m’éduquer, à m’instruire. »

Ecrit par Stéphane Tchakam
13-10-2009

Posté par ilimbe-ilimbe à 08:58 - Commentaires [2] - Rétroliens [0]
09 janvier 2012

Malimba: Manoka et la bienfaisance du Rotary Club de Douala-Joss

discours-manoka

Serge Raoul CIELENOU Président 2011-2012

 

Discours du Président du Rotary Club de Douala-Joss à l’occasion de la rétrocession des maisons d’astreinte pour Médecins de l’hôpital de district de Manoka aux autorités administratives

 

« Pour servir… je veux tendre la main

Aux hommes sur cette terre

Et les appeler mes frères… »

Monsieur Le Ministre de la santé publique,

Monsieur le Gouverneur de la région du littoral

Monsieur le Préfet du département du Wouri

Monsieur le Sous-Préfet de l’Arrondissement de Douala 6

Monsieur le Délégué du gouvernement auprès de la communauté urbaine de Douala

Honorable député à l’Assemblée Nationale

Monsieur le Maire de la commune de Douala 6

Autorités administratives, politiques, traditionnelles et religieuses

Amie Marcelline Enganalim, IPDG du district 9150 du Rotary International

Amis PDG du même District

Amis DGA

Amis présidents on chair

Rotariennes et rotariens à vos rangs et grades respectifs

Innerwheelers, rotaractiennes et rotaractiens

Mesdames et Messieurs

Populations de Manoka

Je vous salue !

Permettez- moi de vous remercier au nom de toute la délégation qui m’accompagne ce jour pour l’accueil chaleureux qui nous a été réservé. Merci pour les propos aimables tenus à l’endroit du Rotary et des rotariens par Monsieur le Maire en votre nom. Du fond du coeur merci !

Je profite de la plage qui m’est ainsi offerte de vous présenter qui nous sommes.

Nous sommes membres d’une organisation mondiale dénommée Rotary qui est malheureusement méconnue, ou mieux déformée dans son essence par le commun de la société.

Le Rotary n’est pas une organisation politique ; cependant les Rotariens sont très soucieux de la défense du civisme et de la citoyenneté.

Le Rotary n’est pas une oeuvre de charité, et pourtant les actions des Rotariens reflètent un esprit de charité et un sens du sacrifice commun à tous ceux qui sont décidés à aider autrui.

Le Rotary n’est pas une association religieuse ou philosophique, et pourtant il est basé sur des principes moraux et une éthique qui sont les guides de l’Humanité depuis toujours.

Qu’est donc Le Rotary en réalité ?

Le Rotary est une organisation mondiale d’hommes et de femmes, chefs d’entreprises , de représentants des professions libérales, des fonctionnaires, militaires et autres, issus d’ horizons divers et unis par l’idéal d’oeuvrer au relèvement des conditions humaines des plus défavorisés et vulnérables, de promouvoir le respect des normes éthiques élevées dans l’exercice de toute activité professionnelle et de favoriser la paix et l’entente entre les peuples.

C’est la plus ancienne organisation humanitaire mondiale car elle a plus d’un siècle d’existence. Exactement 106 ans. Son organisation administrative stipule un découpage géographique du Monde en districts. Au sommet, un président international et à la tête des districts des Gouverneurs. Le Cameroun se trouve dans le district 9150 qui correspond pratiquement à la CEAC- la grande Afrique Centrale. Le district est formé d’un ensemble de clubs ; et ces clubs sont dirigés par des présidents.

La devise du Rotary est « servir d’abord ». Mieux dit en anglais « serve above self ».

Cela dit, il importe de vous situer sur l’évènement du jour et sa relation avec le Rotary. Je me dois donc de vous dire que le maître d’oeuvre de la cérémonie de ce jour est le Rotary Club de Douala- Joss.

Le Rotary club de Douala-Joss qui est l’hôte des populations de Manoka ce jour est le 3ème club de la ville de Douala qui en compte cinq. Il a un effectif de 22 membres d’horizon divers et de professions diverses, entièrement dévoués au service à la communauté. Il a aujourd’hui 13 ans d’âge et se singularise pour ses actions dans les quartiers et les zones périphériques du centre urbain de Douala. Certains le qualifient de Club de défis, de club au « gros coeur ».

Oui, à Douala Joss, nous aimons les défis et nous les relevons toujours ! Pour preuves, nous pouvons citer l’aménagement de la source Mbappé à la cité sic pour permettre à plus de dix mille

âmes d’avoir accès à de l’eau potable ; la construction des salles de classes à l’actuel Lycée de Mambanda, à l’époque CES et surtout l’aménagement de la voie d’accès par la construction d’une route tenez vous tranquille… à la main ; enfin en 2005, année du centenaire du Rotary ,la remise aux Autorités en charge de la santé publique de la République d’un bâtiment d’urgence et d’un bloc pédiatrique à l’hôpital de district de New-Bell.

Et voici le dernier né de ce club au « gros coeur ». Il s’agit de maisons jumelles comportant chacune un séjour, deux chambres à coucher, une cuisine et une salle de bain d’une valeur de près de 40 millions de francs Cfa. C’est la dernière réalisation du Club que nous allons faire découvrir aux Autorités de la République, en particulier à Monsieur le Ministre de le Santé Publique, ce au bénéfice des populations de Manoka.

Pour la petite histoire :

L’idée au départ était, après avoir participé à une campagne de vaccination dans le cadre des journées nationales de vaccination, de procéder à la rénovation du centre de pédiatrie du CMA de Manoka à l’époque et d’améliorer son plateau technique pour le rendre plus performant. Après un entretien avec les responsables de la santé à Bonassama, il en est ressorti que le problème fondamental et urgent à Manoka était le manque de logement pour avoir un médecin sédentaire. Le comité du Club se réunit et décide donc de commencer par les logements pour qu’il y ait un médecin sur place en permanence capable d’intervenir en cas d’urgence. Cela dit, le club engage cet ambitieux projet qui va durer 3 ans car les ressources financières sont essentiellement constituées des bénéfices des actions de collecte de fonds qui sont menées par le club, des dons des Amis, des membres et des Relations.

Malgré de nombreuses contraintes, des difficultés sur le terrain et en dehors, certaines divergences de vue dans la méthode, un seul objectif nous guidait et nous unissait : finaliser cet ouvrage.

A ce titre, et au nom de tous les membres du RC de Douala-Joss, je dis un grand merci à l’entrepreneur OSCAR et, à toute son équipe pour l’engagement et la détermination à achever cette aventure en beauté. Des fois ça été décourageant et stressant. Mais l’objectif a été atteint. Bravo !!!

Merci à tous les sponsors et donateurs en particulier MTN Cameroun par le biais de sa Fondation et CEP LA SEIGNEURIE.

Merci aux populations locales pour leur saine collaboration, qui 3 années durant n’a connu à notre connaissance aucun incident majeur. Tout le mérite vous revient braves gens de Manoka.

Merci aux Amis du club qui ont dépensé sans compter, qui ont joué de leurs relations personnelles pour mener à bien ce projet. Je vous réitère mes félicitations et vous demande de persévérer. Car comme nous le savons tous, notre satisfaction c’est de voir un sourire radieux sur le visage de ceux qui reçoivent nos dons.

Merci à nos conjoints qui ont toujours été à nos côtés.

Merci aux élus locaux pour leur engagement sans faille.

Merci aux pouvoirs Publics pour les facilités accordées.

Un merci particulier au Ministre de la Santé Publique qui nous a accompagné dans ce projet. Et sa présence personnelle à cette cérémonie est significative à juste titre.

Je vais me permettre de faire une entorse aux règles du Rotary et solliciter votre aval Amis rotariens, IPDG, PDG, DGA.

Je voudrai rendre un hommage mérité aux trois présidents qui m’ont précédé à la tête du Club en les citant nommément. J’aurai pu citer davantage, 5 ou 10 et même 30 membres, Amis et donateurs, car tout le monde a mis la main à la pâte. C’est une oeuvre collective je le sais. Mais que les autres, non cités ici m’en excusent et ne se sentent donc nullement lésés. Avec donc votre permission, je voudrai inviter Brigitte Hamann et Angéla KOLESNIKOV à me rejoindre sur cette estrade. Edmond-Désiré Kamga étant excusé car hors du Pays en ce moment.

Brigitte, j’ai certes eu l’idée à l’aube de ton mandat. On n’en a ri. Moi-même j’étais très peu convaincu de la mise en exécution de ce qui au départ était considéré comme une boutade. Mais toi, avec foi et détermination, tu en as fait un projet qui s’est avéré être l’un des plus audacieux de ces « jossiens aux gros coeurs ». OUI Brigitte tu as de l’audace car beaucoup auraient reculé car Manoka était un coin perdu. Il n’y avait ni BIR, ni paroisse, et que sais-je ? Tu l’as entamé en posant la 1ère pierre, la fondation, les fondations, sous les auspices du PDG Pierre KASONGO qui malheureusement n’a pas pu être disponible pour partager ce moment d’apothéose. Tu as pu convaincre les plus sceptiques, je t’en félicite. Les vagues, les pannes de moteur en pleine mer, et les risques de chavirement des embarcations n’ont pu freiner ta détermination. Tu as tenu le pari. Tu as « nourri leur rêve » ! Merci ! Mille fois merci !!!!

A Edmond-Désiré, malgré ta peur bleue de l’eau au prétexte que tu es un natif de l’Ouest du pays où il n’ya pas de fleuve, encore moins de mer ou d’océan, tu as fait des efforts personnels pour nous trouver des financements à Grenoble-Sud par une action de collecte de fonds qui s’est déroulée à Grenoble et à laquelle tu as effectué un déplacement express pour nous y représenter à tes frais propres. Nous t’en remercions de tout coeur.

Angéla, les mots me manquent pour qualifier ton action pour l’achèvement de cette oeuvre. Tu as hérité en 2010 d’un Club financièrement exsangue. Tu avais l’impérieux devoir de le relever et d’achever les travaux de cette oeuvre dans l’année. Tu as marqué de ton sceau particulier ta technique de management. De la sorte, tu as été un savant dosage de rigueur vis-à-vis de l’entrepreneur, de persuasion vis-à-vis des membres dans la recherche des derniers financements, de disponibilité et de motivation dans l’exécution du projet qui te tenait tant à coeur. D’où tes multiples aller et retour dans cette belle île. Heureusement elle t’en a bien rendu en faisant de toi la marraine d’une petite et jolie fille prénommée de fort belle manière Angéla. Dans ton visage angélique, ne peut se lire ton exceptionnelle fermeté dans la gestion des projets où des intérêts divergents apparaissent très souvent. J’ai personnellement apprécié et je t’en suis gré. Tu as pu renforcer les collectivités et rapprocher le continent des îles. Logiquement tu devrais être à ma place pour parler au nom du RC de Douala-Joss ce jour. Mais la roue a tourné. De tout coeur merci !

Monsieur Le Ministre de la Santé Publique,

Autorités Administratives

Elus locaux

Populations de Manoka

Amis rotariens

Je voudrai terminer mon propos en vous demandant de méditer sur cette citation qui peut résumer à elle seule la philosophie qui est à la base de toutes les actions du RC de Douala-Joss :

« N’allez pas où le chemin peut vous mener, mais allez là où il n’ya pas de chemin et laissez une trace ».

Pour ce faire « puisons en nous pour embrasser l’humanité ».

Je vous demande donc de reprendre ce refrain de l’Hymne du Rotary :

Rotarien… aujourd’hui pour demain,

Prépare avec confiance

Un monde plein d’espérance ! »

Je vous remercie de votre aimable attention.

Serge Raoul CIELENOU

Président 2011-2012

Source: http://www.rotary-doualajoss.org/img/discours-president.pdf

Posté par ilimbe-ilimbe à 11:01 - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
03 janvier 2012

Malimba: Découverte : Notre Sanaga enfin en 3D et l'épave allemande du navire de guerre de 1890 dévoilé!


Sanaga River, Cameroon in Africa

A partir de votre souris, utilisez l'index du curseur et visualiser les berges de notre fleuve mythique

Ci-dessous, un couple de vacanciers inscrits à Malimba Avenir France et venu batifoler sur les bord du Munja ma Mulimba

 

Ci-dessous, l'épave du Navire Allemand de 1890 coulé par les résistants Malimba au large de Mombo ma Lotè

Des chasseurs de trésors américains y roderaient pour y extraire la cargaison qui y sommeille depuis 121 ans!

 

Posté par ilimbe-ilimbe à 19:48 - Commentaires [14] - Rétroliens [0]
30 décembre 2011

Allocution du Patriache Lothin Emile Christian

 Le frère Ndoumbe Marcelin entouré de compétiteurs Malimba avant lé départ d'une régate

 LOTHIN Emile Christian                                                                                Douala le 18 décembre 2011

Tel : 77-74-04-32

      : 96-27-62-81

Douala                                                                                                        A tous mes frères à Malimba-océan

 

 

Objet : Bonne année 2012.

 

           Très chers frères et sœurs, au moment où nous nous apprêtons à quitter l’année 2011 pour l’année 2012, permettez que je me courbe sur ce bout de papier pour vous adresser mes vœux les meilleurs, à vous et à toutes vos familles respectives.

          Je saisis de ce fait cette occasion pour vous rappeler certaines choses.

         D’abord, il me plaît de vous adresser toutes mes félicitations pour votre comportement digne face aux épreuves que notre communauté, la communauté Malimba traverse.

        En 2003, nous avons désigné notre Chef Supérieur, Sa Majesté NDOUMBE Marcelin, pour conduire notre destinée.

       Depuis ce temps jusqu’à ce jour, certaines forces négatives pour l’évolution de Malimba, constituées pour l’essentiel de certains fils Malimba se sont permis de « découdre » ce que nous tous avons « attaché ».

Sans peur ni découragement, vous vous êtes opposés à leurs volontés. Mais, même découverts, ils n’ont jamais baissé les bras, allant d’idée mesquine en idée mesquine.

        Toutefois, cela ne vous a jamais ébranlé, cela ne vous a pas fait peur, car vous savez que vous êtes dans la justesse : Je vous encourage dans cette fois, je vous exhorte à persévérer. Car, nous sommes sur le droit chemin ; bref, nous sommes jaloux de l’héritage de nos parents.

       Il n’est guère question pour nous de « vendre » notre dignité à cause des billets de banque malhonnêtement acquis que brandissent ces fils Malimba au déshonneur avéré.

      Ce qui est sûr, c’est qu’ils paieront un jour pour cet affront qu’ils ont tenté à leur communauté qui leur a pourtant tout donné.

      Sans découragement, je vous appelle à demeurer sereins, un jour le soleil brillera sur notre souffrance.

      Le but du combat que tentent ces fils Malimba, avec la complicité d’une certaine administration, est d’avoir la mainmise sur nos  biens, surtout nos terres de Yoyo.

      Que vous ne soyez guère influencé.

      Que vous ne tombiez jamais dans le piège de la HAUTE TRAHISON, sous aucun prétexte.

      Il n’est donc pas question pour nous de baisser les bras, malgré la présence de ces forces de mal qui ne cessent de tout faire, avec certaines âmes indignes, de compromettre l’avenir de notre communauté.

     Puisse le Seigneur Tout Puissant éclairer vos vies et vous donner plus de forces, plus de courage, plus de persévérance et surtout plus de sagesse, afin de contrecarrer d’avantage toutes les forces négatives qui cherchent à dilapider le patrimoine de nos ancêtres.

     Votre œuvre est noble.

     Que DIEU vous bénisse et vous garde pendant toute l’année 2012

 

     Bonne année 2012

     Mbou mwa bwam

                                                                                                             L’Inconquis

                                                                                                   LOTHIN Emile Christian.

 

Posté par ilimbe-ilimbe à 10:33 - Commentaires [33] - Rétroliens [0]
28 décembre 2011

Inédit: Naissance depuis l'Italie d'un Prix Malimba dédié à ceux qui promeuvent Malimba. Les premiers lauréats connus!

 prixmalimba

Présentation

Le Prix Essia Ngang Felix et Beboy Kouta Kalla Lobè Sara sera attribué chaque année. Ce Prix doit être considéré comme un encouragement pour un jeune malimba aidant sa communauté, plutôt que comme le couronnement d'une carrière. C'est la raison pour laquelle une limite d'âge a été fixée à 50 ans. En outre, ce Prix porte le nom de deux personnalités Malimba qui ont oeuvré et oeuvrent encore sans relache pour l'émergence d'une justice sociale, d'une paix durable et pour l'éducation  de la jeunesse Malimba. Par ce symbole, il entend ainsi honorer les efforts des enfants Malimba où qu'ils soient. 


Ce Prix est attribué successivement dans le domaine de la promotion sur le blog de langue et de la culture Malimba, de la défense des intérêts Malimba et des rapport intracommunautaire via des publications sur le blog, ainsi que du soutien de jeunes bloggeurs entrepreneurs et gérant d’une TPE désirant s’installer à Malimba Océan pour employer d’autres jeunes.

Des candidats à ce Prix peuvent être présentés aux menbre du Jury en Italie , soit par deux membres des associations malimba immatriculées au Cameroun ou l’étranger, soit par un ancien Lauréat du Prix et exceptionnellement pour cette première édition par les administrateurs du blog.

Le Prix est réservé à tout enfant malimba (de père ou de mère ou des deux parents) et aux petits enfants malimba quelque soient leur sexe. Une personne qui a été remporté le Prix, ne peut plus être prise en considération l’édition suivante.

Il n'est pas tenu compte de demandes que des personnes introduiraient pour elles-mêmes.

Le Prix Prix Essia Ngang Felix et Beboy Kouta Kalla Lobè Sara peut être partagé ; il peut donc  être décerné à plus d'une personne lorsqu'il semble évident qu'elles ont fait un travail commun, et que leur apport ne peut être séparé.

Le Conseil d'Administration de la Fondation siégeant à Trieste (en Italie) décerne le Prix. 

Le montant du Prix Essia Ngang Felix et Beboy Kouta Kalla Lobè  Sara est de 100.000 F CFA accompagné d’un parchemin.

La date limite pour l'introduction des demandes est le 20 Novembre 

Sont requis pour le dossier,
soumis par le(s) parrain(s) satisfaisant aux conditions de l'Article 4 au règlement du Prix Essia Ngang Félix et Beboy Kouta Kalla Lobè Sara :
 

1) Un curriculum vitae succinct y compris date de naissance et nationalité du candidat.
2) Une liste complète de son œuvre pour malimba.
3) Lettre de motivation de la présentation et brève description des travaux du candidat, émanant du/des parrains.
4) Les principaux liens publications sur relatif à Malimba (au plus 20)

Ces dossiers seront envoyés au jury du Prix Essia Ngang Felix et Beboy Kouta Kalla Lobè Sara.

La date limite pour l'introduction des demandes :20 Octobre.

 

Article 1
Il est institué un Prix annuel de 100.000 F CFA, qui porte le nom de " Prix Essia Ngang Félix et Beboy Kouta Kalla Lobè Sara ". La périodicité d’attribution et ce montant peuvent être modifiés par le Conseil d'Administration sis à Trieste.

Ce Prix peut être décerné à un enfant (de père ou de mère) ou petit enfant Malimba qui a apporté à la CyberCommunauté Malimba une contribution importante, dont la valeur a augmenté le prestige, la sérénité ou le rayonnement de Malimba.

Le Prix Essia Ngang Felix et Beboy Kouta Kalla Lobè Sara ne peut pas être partagé. Toutefois, il peut être décerné à deux ou plusieurs bénéficaires si le travail est leur œuvre commune et qu'aucune différence de mérite ne peut être perçue par le Jury.

Hors mis les Collectifs de personnes et les associations;  les candidats individuels ne peuvent avoir atteint l'âge de 50 ans au 1er janvier de l'année d'attribution du Prix(1).

Article 2
Le Prix Prix Essia Ngang Felix et Beboy Kouta Kalla Lobè Sara est réservé par roulement annuel aux groupes des travaux suivants, dans l'ordre ci-après :

-Promotion de Langue et la Culture Malimba
-Défense des Intérêts vitaux sur les territoires Malimba et les rapport   intermalimba
-Retour entrepreunarial des jeunes vers les terres estuariennes.

Un même candidat ne peut être présenté à nouveau qu'après un délai de trois ans.

Article 3
Ont qualité pour présenter des candidatures aux Prix Essia Ngang Félix et Beboy Kouta Kalla Lobè Sara :

a) Deux personnalités, signant en commun, chacune membre titulaire, correspondant, honoraire ou associé, d'une des associations d’obédience Malimba immatriculée au Cameroun ou à l’Etranger.  

b) Les titulaires du Prix Essia Ngang Félix et Beboy Kouta Kalla Lobè Sara

Les présentations ne sont valables que si elles sont le fait d'argumentation des spécialistes d'une voie attitrée ou connexe prévue dans les statuts.

Il ne sera pas tenu compte des demandes introduites par des personnes qui sollicitent un Prix pour elles-mêmes.

Article 4
Un titulaire du Prix Essia Ngang Félix et Beboy Kouta Kalla Lobè Sara ne peut être présenté une seconde fois comme candidat.

Article 5
Toute proposition doit être motivée et accompagnée de tous documents à l'appui.

Article 6
Les candidatures doivent être adressées à l’Administration du Blog Malimba  par e-mail au plus tard le 20 Octobre. Celui ci se chargera de router les candidatures endéant les 3 jours.

Article 7
Sur proposition de l'Administrateur délégué, le Conseil d'Administration  nomme une personnalité Camerounaise de la diaspora en qualité de Président du jury.  Le Président du jury ne peut être lié à un débat d'ordre public sur les sujets relevants de Malimba au moment de la présentation des candidats et de l'attribution du Prix.

La désignation du Président du jury est faite avant le dépôt des candidatures.

Article 8
Le Président du jury, en concertation avec l'Administrateur délégué, compose le jury dans les domaines scientifiques des candidats.  Le jury se compose de 8 membres au moins et de 10 membres au plus.

Le Jury est composé uniquement de personnalités camerounaises d’Italie autre que Malimba et non liées par liens du sang aux candidats pour l'attribution du Prix.

Les personnes ayant présenté des candidats ne peuvent faire partie du Jury.

Le Président du jury nomme parmi les membres du jury deux rapporteurs par candidat.  Ils feront rapport sur les travaux du candidat à la réunion du jury.

Afin d'éviter des conflits d'intérêts, les rapporteurs ne peuvent pas avoir travaillé professionnellement avec le candidat.

Chaque membre du jury reçoit les dossiers de chaque candidat. 

Les membres du jury peuvent s'informer auprès d'experts Extérieurs de la communauté Malimba.

L'Administrateur délégué est présent au cours des délibérations du Jury, sans avoir de voix consultative ou délibérative.

Article 9
Les membres du Jury votent par bulletins secrets.

Un candidat obtenant, à un des trois premiers tours de scrutin, la majorité absolue, c'est-à-dire la moitié des voix plus une, est proposé comme Lauréat. Si aucun candidat n'obtient une telle majorité au troisième tour, il est procédé à un quatrième et dernier tour de scrutin, la majorité relative étant dès lors reconnue comme suffisante.

En cas d'une proposition ex aequo lors de ce quatrième tour de scrutin, il est organisé un nouveau vote, tenant uniquement compte des candidats ayant obtenu le plus grand nombre de voix.  Si ce vote reste indécis, la voix du Président du jury est déterminante.

Aucun membre présent n'a la faculté de s'abstenir du vote.

Article 10
Le Jury se réunit à Trieste, de préférence au mois de novembre et propose le Lauréat du Prix au Conseil d'Administration.

Article 11
Les membres du Jury reçoivent une indemnité dont le montant est fixé par le Bureau. En outre la Fondation supporte leurs frais de voyage et de séjour à Trieste.

Article 12
Le Conseil d'Administration statue sur l'attribution ou la non-attribution du Prix Essia Ngang Felix et Beboy Kouta Kalla Lobè Sara par trois tours de scrutin maximum et à la majorité des deux tiers des membres présents ou représentés.

Le scrutin est secret, huit Administrateurs au moins devant prendre part au vote.

La décision du Conseil est rendue publique sur le Blog malimba dans le courant de la quatrième semaine de décembre.

Article 13
Le montant d'un Prix non attribué fait retour au patrimoine de la Fondation à Trieste en Italie.

Article 14
Les présentations, rapports et propositions relatifs à l'attribution des Prix Essia Ngang Félix et Beboy Kouta Kalla Lobè Sara ne peuvent être ni révélés, ni publiés avant la proclamation des résultats déféinitifs.

Le Jury établira cependant un rapport succinct qui présente ses conclusions. Ce rapport pourra être transmis par le Prix Essia Ngang Felix et Beboy Kouta Kalla Lobè Sara au Blog Malimba.

***

itutudalvin

doyendage

Les co-lauréats 2011

1- Itutu Dalvin (50.000 F CFA pour sa contributioin au rayonnement de la langue Malimba via les NTIC)

2- Cercle des Doyens d'Ages de Malimba-Océan (50.000 F CFA pour leur détermination à défendre les terres ancestrales)

Ci dessous le discours de Remise du Prix par le Président de la Commission d'Attribution, Président du Jury

 

« Chers invités Camerounais et amis du Cameroun venus nombreux à Trieste,

C’est un sentiment d’intense émotion qui m’anime en ce moment. Batanga et Pongo Songo par mes parents, je n’oublie pas que mes deux grand-mères qui étaient Ndonga et Yassoukou furent remariées aux Balimba respectables et respectées. Je suis d’une certaine manière Balimba d’adoption et le revendique. Peu de personnes connaissent la particularité de ce peuple, l’un des plus conservateurs des traditions Sawa du Cameroun.

Depuis quelques semaines que nous travaillons sur ce Prix, les consciences de l’eau (pardonnez mon caprice - mais je préfère dire cela plutôt que les « esprits » de l’eau) nous ont signifié de mettre cette première édition sous le double sceau de la transmission et de la combativité. Deux éléments constatifs d’une solide chaîne intergénérationnelle qui ne cessera de s’étirer aussi longtemps que l’estuaire de la Sanaga continuera à s’évaser. Ce choix n'a pas été facile mais il fallait en faire un . Tout ceux qui auraient pu apparaitre dans ce tableau final et qui n'y sont pas n'ont pas démérité.

Mon frère Itutu Dalvin qui est à mille océans d’ici; que cette modique enveloppe soit une source inépuisable pour ton inspiration toujours prolifique. Qu’il t’ouvre, si tu le souhaites, les voies de l’édition pour cette langue aux tonalités exceptionnelles. Je rappelle pour ceux qui ne le saurait pas que l’italien tel qu’il est parlé aujourd’hui est la langue de la ville Firenze (Florence). Rien ne présageait que ce petit dialecte perdu de Toscane pourra s’imposer devant la toute puissance de la Rome Antique. Qu’en ait-il aujourd’hui? Que sait-on demain pour le Balimba ?

Au Cercle des Doyens d’ages de Malimba-Océan, votre courage à défendre votre espace vital avec autorité et vigueur nous a ému. Vos voyages, malgré votre mobilité réduite, sur Edéa et sur Douala parlent en votre faveur. Les astronautes nous ont appris que plus on voyage vers l’Ouest plus on rajeuni. Nous ne sommes pas astronautes, loin de là, mais au pays de Galilée cette abnégation marque. Nous ne vous remercierons jamais assez.

Le Comité du Prix que j’ai l’auguste honneur de présider ne peut clore cette cérémonie sans une pensée affectueuse pour le principal donateur cette enveloppe inaugurale. Nous respectons la décision de ce frère bienfaiteuR qui désire rester dans l’anonymat. Mais d’expérience, nous savons tous  que les bonnes actions savent délier les langues.

Joyeuse Saint Sylvestre à chacun ici en Italie et ailleurs. Les heureux lauréats, peuvent retirer leurs prix en contactant l’administrateur du Blog Balimba via ilimbeilimbe.benelux@gmail.com pour les modalités d'envoie de fonds qui satisfont à leurs convenances. Un livre d'or électronique leur sera envoyé par les voies modernes de télécommunication.

Je vous remercie de votre attention. »

Dr Betomba Moundindo Joseph

Posté par ilimbe-ilimbe à 16:35 - - Commentaires [30] - Rétroliens [0]
19 décembre 2011

Droit de réponse: Notre frère Bertrand Matanda apporte des éclaircissements sur ses positions antérieures


Joyeux Noel à tous les frères et soeurs Malimba du monde 

Il n'a pas voulu se débiner de sa responsabilté d'humanitaire aguérri. Avec une distanciation qui a l'habileté de reléguer au rang d'accessoire certains colibets dont il a été précocément la cible, le frère Matanda revient sur le sujet des inondations en terre Malimba. Sa réputation un brin ratiboisée aurait pu l'enfermer dans un mutisme coupable vis-à-vis ce débat important. Seulement, notre frère ne veut pas se réduire à un plèbe anéanti sous le poids de certains intervenants godiches. Il a décidé de parler haut et bien! Place à un scientifique!   

 

Bonanyangam  
 
 

 Je commence par vous demander les excuses pour ce silence j’étais sur le terrain avec un accès limité a internet… je ne pouvais lire que mes correspondances  professionnelles via une connexion satellitaire. 
 

Je tiens à remercier les uns et autres pour leur réaction au sujet de ma récente modeste contribution… Je retiens de façon globale que notre peuple a soif de connaissance et aime débattre, qualité très appréciable car c’est de la discussion que jaillit la lumière. Les contributions étaient parfois hilarantes car il y  avait  confusion entre s’attaquer personnellement a Matanda et jeter un regard critique sur ses propositions d’outils qu’il n’a aucunement inventé, mais qui sont inspiré des leçons apprises , des succès et des bonnes pratiques mondialement reconnues. Ne dit-on pas souvent que les bons exemples peuvent faire tache d’huile ?autrement dit des bonnes pratiques ayant aidé à sauver des vies sous d’autres cieux  ne peuvent-elles  faire autant dans notre Malimba qui nous tient  tous a cœur ? 

J’avais promis de revenir sur les outils avec une analyse détaillé et pertinente, thème après thème, pour permettre au commun du monde, au non initié, de comprendre avec moins de difficulté ce dont il est question. 

Cela dit, la réflexion ou  l’analyse  de ce jour porte sur le concept de  « reduction de risque ». 

Nous sommes conscient d’une certaine évidence, il pleuvra toujours dans notre communauté quoi qu’on fasse et a ce jour il n’existe point scientifiquement parlant des instruments ou dispositifs spéciaux pouvant bloquer ou retenir les pluies  et les empêcher d’arriver au sol. 

Etant donc doté d’intelligence les scientifiques (équipe multidisciplinaire) réfléchissants dans le domaine de comment diminuer les effets ou l’impact négatif d’une catastrophe ont développé la notion de reduction de risque. Cette dernière veut simplement dire, le risque inondation existe et existera  toujours  mais pour que ce désastre cause moins de dégâts, la communauté et  les autorités devraient adopter un certains nombre de comportements responsables. 

Dans notre cas d’espèce il s’agira par exemple pour notre communauté  de procéder comme suit :

  • Eviter  de verser les ordures dans les ruisseaux, les cours d’eaux situé non loin de notre habitat, car quand les pluies  tomberont elles ne trouveront pas ses  « voies » naturelles encombrées par ces détritus, elles vont stagner pendant longtemps tout en causant le désarroi.
  • Exploiter modérément  le sable car ce dernier favorise  une absorption voir une infiltration rapide des eaux de pluies.
  • Réduire voir arrêter le long de nos berges  la  coupe des palétuviers(Matanda) dont les racines échasses permettent incontestablement une infiltration rapide des eaux de pluies.
  • Mettre en place un system de surveillance de monté des eaux après une pluie. Cela peut être une latte enfoncé au sol dans la zone de fréquente inondation. A base de trois couleurs pour évaluer le niveau de monté des eaux  par exemple le vert (pluie normal), Jaune (inquiétude et rester vigilant) et rouge (quitter les lieux pour éviter d’être victime)

 

Les modalités de mise en œuvre de ces pratiques sont d’ordre communicationnel avec les activités exhaustives suivantes :

  • Causerie éducative avec tous les  groupes de population et de tranche d’âge (focus group).
  • Elaboration de brochures, pamphlets ou affiches  avec des messages pertinents voir a base de caricatures.
  • Création des comités de réduction de risque chargé de passer le message et veiller a son application.
  • Diffuser les messages radio TV sur ces bonnes pratiques qui réduisent les effets des inondations.

 
 

Voilà  si brièvement développé la notion de reduction de risque  qui n’est pas l’unique approche en matière de gestion préventive des inondations. Ma prochaine contribution portera sur un autre outil qui a fait succès. Vos brillants et éclairés  commentaires sont les bienvenus comme d’habitude. 
 
 

Mais avant de clore la contribution de ce jour, il me semble opportun de lever un certain nombre d’équivoque et de malentendu :

Primo, Je ne suis aucunement  une  « créature » d’une quelconque élite, d’un chef officiant en ce moment ou qui l’a fait dans le passé, en d’autres terme apporter ma modeste contribution a un problème de ma  communauté ne me confère point  une  prise de position  dans les débats partisans qui animent les chaumières de notre blog. 

Secundo, Ma démarche s’est veut éducative et mes premiers propos diffusé avant ma modeste contribution ont été mal compris, dénaturé et biaisé dans son interprétation. Je les  reprends   « Une lettre au préfet cela ne suffit pas. C'était l'occasion d'aider les populations sinistrées en envoyant au moins une lettre à la Direction de la Protection civile avec une évaluation des besoins." » En clair il faut être myope et de mauvaise foi manifeste pour relever que je  suis contre l’expédition de la dite missive (qui n’a d’ailleurs rien donné a ce jour deux mois après) mais j’ai estimé qu’en plus de la lettre, le Cameroun étant le Cameroun il fallait également envoyer une évaluation auprès de la DPC pour espérer recevoir une assistance. 

Tercio, Je suis un homme de science, le monde étant en perpétuel changement qui  que vous soyez, vous n’allez jamais m’empêcher d’en parler a ma communauté. Mes parents Malimba ont consenti des énormes efforts pour m’envoyer à l’école et en retour les connaissances acquises doivent les revenir en priorité. Les règles de bienséance voudraient que comme certains estiment  être au parfum de toute connaissance, qu’ils fassent en toute sincérité des contre propositions aux miennes avec des arguments solides et  convaincants, au lieu de verser dans l’insulte, le dénigrement, la médisance et je ne sais quoi. 
 

Loba a tate biho. Mulimba o Boho

Posté par ilimbe-ilimbe à 20:54 - Commentaires [28] - Rétroliens [0]
Tags :

Malimba-Océan: MUNYUA O NYOL’A BALEDI. Par le frère Nyounguè Dale Dieudonné, Président de Malimba Avenir

 logementsmaitremalimba

logmaitresmalimba2

L'ONG française Malimba Avenir et ses partenaires camerounais vous dévoilent l'évolution du chantier des logements des instituteurs d'école de l'Ecole Publique de Moulongo.

Communiqué du Président de l'ONG

"Compte tenu des divers avatars rencontrés ces derniers temps à cause de la rude saison des pluies mais aussi de nombreux deuils vécus dans nos différentes familles, supportés en partie par notre association, les travaux des logements des maitres au village ont connu une certaine décélération. 

L’assemblée générale de Malimba Avenir tenue ce Dimanche 18 Décembre s’est prononcée en faveur de l’achèvement du chantier. 

S’il plait à Dieu pendant le deuxième trimestre de cette année scolaire, les maitres y entreront. 

Nous reviendrons sans doute sur cette réalisation avec tout le soin qu’elle mérite au moment de la donation. 

Le courage, l’abnégation mais surtout la patience et la persévérance de certains de nos frères au service de notre village seront mis en considération. 

Il ne suffit pas seulement d’envoyer l’argent, il faut aussi les gens bienveillants qui le gèrent en toute décence et irréprochabilité, sans compter les difficultés généralement sur le terrain. 

Au delà de nos clivages, querelles et nos tiraillements, voici un bâtiment qui va abriter les pédagogues et éducateurs de nos enfants, sans aucune distinction.

Et nous aurons posé à la connaissance de tous les Mulimba un acte d’amour pour les nôtres, et surtout une volonté affichée de développement de tous. 

Signe d’une liaison intime et une relation homogène et étroite. "

MALIMBA AVENIR vous souhaite santé et réussite

 À l’occasion des fêtes de fin d’année. 

Nyounguè Dale Ddieudonné

 

Posté par ilimbe-ilimbe à 19:59 - Commentaires [6] - Rétroliens [0]
16 décembre 2011

Ce que pense le frère Emeh Elong René de l'intervention du frère Bertrand Matanda depuis Monrovia

Au delà des frustrations, notre frère "Ekumbasi"  pense que toutes les opinions relatives à l'allègement des souffrances de Malimba sont les bienvenues.

 

Bonanyangam,
 
Je reviens après une si longue absence, obligations familiales, professionnelles et sociales voulant ainsi, pour porter un nouveau discours. Celui de la paix, non entre les fossoyeurs et nous qui voulons œuvrer pour Mulimba, mais pour ceux qui se donnent la peine de réfléchir tant soit peu, sur l'avenir de nos villages ancestraux. Même en laissant aux propriétaires des titres fonciers tous les espaces ancestraux volés par la ruse.

J'ai lu avec respect et un peu d'inquiétude les remarques sur le texte de notre frère qui travaille sur les catastrophes naturelles à travers le monde entier. J'ai pour ma part estimé qu'il avait des intentions simplement pédagogiques dans un premier temps, tout en ne marquant pas le coup en proposant des solutions idoines pour venir en aide aux populations de nos villages qui attendent de nous plus de réalisations que des simples phrases. N'en demeure pas moins vrai que sa démarche pédagogique a sa place dans notre blog et elle deviendrait salutaire si elle s’accompagnait des propositions efficaces. Pour ceux qui ont des moyens de fouiller, il ne semble pas utile de le lire, mais sachons que cela peut permettre aux autres d’avoir des idées. Ne sommes-nous pas de niveaux différents ?

Aller voir des fossoyeurs administratifs qui profitent de notre misère est loin d'être une proposition adéquate, il aurait fallu lui demander plus de concours pour résoudre les problèmes qui se posent au quotidien dans nos villages. Que peut-il apporter mis à part les mots ? Je ne veux pas dire que les observations, parfois acerbes lues, ne sont pas fondées, mais, elles deviennent repoussantes et n'encourage pas notre frère dans plus d'engouement pour plus de contributions. A mon humble avis, il peut nous procurer des propositions plus adéquates et appropriées à la situation actuelle, j'ai peur que nous n'ayons perdu sans le savoir, un concours fort utile en le critiquant uniquement. Qu’il apprenne ce que nous sommes aussi, et lui-même n’est peut-être pas différent, c’est ainsi qu’il saura vivre avec les siens que nous sommes.

Frère MATANDA, nous t'écoutons, tout en partageant l'aspect pédagogique que tu traces si bien, permets-nous d'en attendre des solutions appropriées que tu dois sans doute connaître eu égard à ton expérience d'Homme de terrain sur le plan international. Il nous en faut plus que tu n’en as dit et précises plus de démarches sur le plan international et évite de localiser tes propositions, car, nous connaissons nos gouvernants, ils nous méprisent. Suivez mes intentions, elles désignent bien nos « ENAMISTES » comme l’a dit quelqu’un sur ce blog.

N'écoutons pas seulement nos critiques, parfois acerbes, recherchons des moyens et des solutions convenables. Frère MATANDA, n’y aurait-il pas plus de solutions après cette introduction pédagogique ?
Nous t’écoutons.

MENGU NA BA TETE BAHU BA TATE BIHO.

Posté par ilimbe-ilimbe à 08:44 - Commentaires [8] - Rétroliens [0]
13 décembre 2011

Innondation: SM Etondè Luc de Malimba Farm apporte son point de vue

 

SM Etondè Luc: 3 ème personne au premier plan(après nos frères Dikanjo et Ndjo Ebouè et avant Ewoudou Francis) et au fond à droite sur le canapé rouge, vêtement Kaki

Est-ce la première fois que les eaux montent à malimba.
Nous autres malimba avons toujours su nous accomoder avec notre sanaga.
la pire des montées des eaux n'a jamais été considérée comme étant une calamité.
Nous n'avons jamais mendié le pain par ce que les eaux de la sanaga ont mouillé nos cours.
Chaque année les îles sont englouties à l'arrivée de la saison des pluies de même que les champs pratiqués sur les berges du fleuve.
Dès que ces eaux descendent nous rentrons cultiver sur les iles qui n'ont pas été emportées et sur les berges libérées.


Nous connaissons les saisons, et savons lire la nature.
La Sanaga nous connaît autant que nous la connaissons.
Apprendre aux générations actuelles à Préserver les bonnes habitudes.
les coquilles de palourdes nous ont permis de garder le pied au sec depuis toujours
Maintenant qu'elles sont devenues une source de revenu,
certains n'hésitent pas à creuser au lieu d'aller en chercher de nouvelles dans le fleuve.
Il est vrai que les eaux ont atteint un volume élevé cette année.
Mais, il faut aussi reconnaître que nos frères n'entretiennent plus notre "goudron"
(le tapis de coquilles de palourdes qui tapisse les cours) depuis pusieurs années.


l'un de nos frères a bien fait d'écrire aux autorités, comme d'autres d'ailleurs.
Un autre frère a donné des propositions pour la gestion prochaine des inondations par nous-mêmes.
Tous doivent être félicités, de même que ceux qui dans l'ombre, avec abnégation,
font des pieds et des mains pour le bien de nos villages.
Merci encore frère Sadrack- Bertand Matanda , et surtout beaucoup de courage

Etondè Luc

Posté par ilimbe-ilimbe à 16:28 - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
09 décembre 2011

INONDATIONS DE MALIMBA OCEAN ; MODESTE CONTRIBUTION POUR UNE FUTURE GESTION ADEQUATE. Par Le frère Sadrack- Bertrand Matanda

 bertrandmatanda

Souvent male comprise, parfois taxée de "Charity Business", l'action humanitaire est pourtant, en cas de crise, le secours de proximité le plus immédiat pendant que les attermoiements des politiques s'eternisent.

Souvent, au plus profond de ces désatres, des soldats de l'espoir accourent auprès des sinistrés, aident  les populations indigentes et pensent des actions correctives et préventives succeptibles de circonscrire lesdites sinistralités.

Loin des oukases simplistes et des vieilles tambouilles de certains intervenants encagoulés, le frère Matanda nous donne les clefs pour comprendre la problématique des inondations au Pays Malimba tout en évitant de se poser en donneur de lecons. Dans cette construction intellectuelle menée avec aplomb, notre frère n'emploie aucun maquignonnage et refuse de ruser avec la rigueur scientifique.

Tenu éloigné de son estuaire pour des raisons professionnelles, le patriote Matanda, la main sur le coeur, parle enfin de sa bien aimée Terre Malimba. Et de quelle manière? Voici sa reflexion comme on en a souvent peu ici.

Sommaire :

Les inondations sont comprises  comme une montée excessive ou débordante des eaux suite à une pluie abondante ou une rupture d’un barrage. Malimba océan par sa nature de proximité à l’atlantique  est exposé constamment a ce phénomène, donc la récurrence mondiale n’est plus à démontrer. il est à noter que 48% des catastrophes naturelles recensés dans le monde  au premier semestre 2011 s’inscrivent dans cette catégorie (Cred Crunch Disaster Data a balance perspective N°25 sept 2011).

L’objet de cette modeste contribution porte sur un diagnostique sommaire de la situation de cette calamité qui sera sans cesse croissante dans les années avenirs et une exquise des propositions des mesures a mettre en place pour éviter que le pire arrive a nos populations si durement exposées.

1-   SITUATION ACTUELLE : 

Niveau de connaissance du Phénomène : 

Le Cameroun tout entier est sujet aux  inondations a chaque saison de pluies qui s’étale de Mai à Septembre…ces inondations qui sont connues de  cycliques  dans certaines localités car ayant fait l’objet d’observation particulière et  de suivi Météo-hydrologique permettent à la population voir les autorités( traditionnelles , administratives) de prendre des mesures y afférant(Limbe dans le Fako, les inondations meurtrieres surviennent toutes les 4 ans) 

Pour le cas de nos villages aucune étude à ce jour à ma  modeste connaissance n’a été effectuée et on ignore dès lors la fréquence avec laquelle ce phénomène survient. 

Cause des Inondations : 

Dans un futur Proche notre contrée sera de plus en plus exposée aux inondations, étant donné que nous faisons partir des zones les plus basses du triangle national et constituée essentiellement d’une topographie insulaire .Le cris d’alarme lancé récemment a la conférence sur le changement climatique de Durban en Afrique du Sud nous interpellent dans ce sens et le message est clair les territoires insulaires comme le notre connaitront  de façon irréversible la montée des eaux et a la longue pourront disparaitre avec la fonte des glaciers dû au Changement climatique. 

En outre Malimba océan n’est pas en marge du développement, la population ne cesse de croitre, les ressortissants d’autres régions  et  pays s’y installent au quotidien compte tenu de la présence d’une  zone d’upwelling (Zone de rencontre des courants d’eau tiède  favorisant une multiplication rapide des ressources halieutiques). Ceci a pour  effet, plus d’espace occupée pour un habitat exponentielle. C’est ainsi que les zones  qui jadis étaient destinées a l’évacuation des eaux sont obstruées et quand survient une pluie de longue durée c’est le désarroi qui s’installe. 

Il faut aussi noter  L'exploitation forestière qui  dépeuple les bords de cours d'eau comme la Sanaga  qui se jette dans la mer de ses « mangroves.... formations sempervirentes…de bordure de l'Océan atlantique sur trente (30) Km de profondeur…»qui serviraient à canaliser le surplus des eaux vers les sous-sols en cas de pluies abondantes. 

Gestion Antérieure des Inondations :

Quand sont survenues les inondations comme celle de cette année, Les populations ont été  abandonnés a elle-même  et ne savaient a quel saint se vouer et attendaient une assistance des âmes de bonne volontés, de l’Etat et des associations caritatives. Bien qu’étant animé de bonne volonté pour apporter cette assistance, il convient qu’a même de préciser la bonne  démarche et l’approche  appropriée font souvent défaut. 

C’est ainsi par exemple que sachant qu’il faut rapporter tout incident ou crise a l’autorité administrative la plus proche et faire le suivi a tous les niveaux … il demeure qu’au Cameroun il ya des réalités immuables, par expérience et ayant eu l’opportunité d’être dans plusieurs comités de crises post-catastrophes. Pour bénéficier d’une attention particulière (car il faut le préciser il ya pas que notre contrée qui soit  victime d’une catastrophe) il faut bien ficeler son dossier avec des documents crédibles, comme une évaluation rapide de la situation en terme des nombres de personnes touchés directement ou indirectement, des moyens de survies détruits (plantations, pirogues et filet de pèche), les infrastructures endommagées (écoles, centre de santé, route, marché etc.).

 Ce dossier qui arrive à la Direction de la protection civile, service de l’assistance avec un suivi et un lobbying poussé fait par les élites ou toute autre personne influente  peut dans une certaine mesure connaitre une suite favorable. 

  2-POUR UNE GESTION PLUS EFFICACE DES INONDATIONS FUTURES. 

Les bonnes pratiques universellement acceptées et recommandées consistent à procéder aux échantillons de  démarches développées plus bas.

 La reduction de Risque :

Le reduction de risque   est comprise comme l’effort pour analyser et gérer les  causes des catastrophes, notamment par une réduction de l’exposition aux risques, qui permet de réduire la vulnérabilité des personnes et des biens, la gestion rationnelle des terres et de l’environnement et l’amélioration de la préparation aux événements indésirables. 

Le Résilience :

La résilience désigne la capacité à “revenir” ou à “rebondir” après un choc. La résilience de la communauté en ce qui concerne les risques potentiels des événements est déterminée dans la mesure où la collectivité a les ressources nécessaires et est capable de s’organiser elle-même avant et pendant les périodes de besoin. 

L’évaluation de vulnérabilité et de Capacité(EVC) :

Travail qui consiste a établir une cartographie des zones propices  par exemple aux inondations , de recenser les infrastructures pouvant servir  de recasement  des probables victimes, de répertorier les possibles voies d’évacuations(maritime ou terrestre) et en fin  l’élaboration de la liste des plus vulnérables (handicapés, femmes enceintes , personnes de troisième âges , enfants seuls…etc.)ayant besoins d’assistance quand il faut rapidement quitter une zone inondée. 

 Le  Système d’alerte rapide :

Un système d’alerte rapide consiste à  déclencher une alerte  avec des signaux connus de tous dans la communauté. cela peut être un tambour, un sifflet, une sirène donc toute la contrée connais le son et sait quoi exactement faire quand il retentit. Pour une bonne appropriation et une familiarisation au système d’alerte il faut de temps en temps organiser des exercices de simulations. 

Prepositionement de stock d’urgence : 

Cet exercice consiste à stocker le matériel d’assistance (les vivres et les non vivres) pour un nombre de personnes ou de familles  déterminé. Ce matériel d’urgence pourra aider les personnes affectées à  survivre pendant une période précise. Un matériel de ce type peut se coupler avec un fond de solidarité qui n’est utilisable que quand un événement malheureux de grande ampleur survient. 

La médiatisation : 

C’est un facteur déterminant pour attirer l’attention du monde entier sur un phénomène inadéquate qui se déroule, car  dans le contexte humanitaire   il y a de la compétition qui génère ce qu’on appelle  les crises oubliées ne bénéficiant d’aucune assistance. C’est ainsi qu’il faut mettre en place un bon réseau des journalistes amis des Malimba prêts a diffuser a tout moment nos événements heureux ou malheureux. 

 Le Plan de contingence  : 

C’est un outil qui est élaboré pour aider un groupe une communauté à faire face à une situation inhabituelle. Il ya ainsi des plans de contingence particulier en fonction des cas (mouvement de population, inondations et soulèvement populaire… etc.). Cet outil qui définit le rôle de chacun avant pendant et après une crise est d’une importance Capitale  et nécessite d’être mis en place pour une gestion digne de ce nom des prochaines échéances agitées de nos communautés. 

Conclusion. 

Cette contribution à l’amélioration des conditions de vie de nos populations exposées aux inondations est exhaustive et ouvre une brèche pour un débat franc et constructif sur les besoins réels de notre contrée. En définitive en dépit de nos multiples occupations  nous restons à la disposition de la communauté toute entière pour réfléchir sur les étapes de la mise en œuvre de ces outils. Une contribution prochaine pourra aborder de façon détaillée  cette démarche.

 

Sadrack-Bertrand Matanda

Environnementaliste/Gestionnaire des Catastrophes

Operations Coordinator

West Africa Population Movement

International Federation of  Red  Cross & Red Crescent Societies

Monrovia-Liberia.

Posté par ilimbe-ilimbe à 19:30 - - Commentaires [15] - Rétroliens [0]
06 décembre 2011

La vidéo de l'enfant terrible de l'éssèwè en Malimba (Teddy Diko) fait le buzz en ce moment sur la toile

 

Teddy Diko, L'enfant Malimba par qui le bonheur est en train d'arriver

Comparaison n'est par raison. Cependant qui peut nier qu'à la vue et à l'écoute des ces videos, la langue Malimba ne saurait accompagner les notes d'une valse sortie tout droit de l'opéra Garnier.

Hâbleurs et peu imaginatifs, certains étourneaux malfaisants et malotrus, se passant pour des arrageurs de Makossa, se sont installés en arbitre des sonorités dans les studios de Douala depuis les années 50. Nous n'avons pas eu seulement tord de les croire quand ils nous disaient que le Malimba "ne se chante pas"; nous avons aussi fait du tord à la langue Mulimba de l'avoir pas répendue.

Loin de ses considérations liminaires que nous avons naguère essuyé, ces chansons du frère Teddy Diko sont aujourd'hui, pour vous mélomanes, des tapis de velours posés sur nos tympans.

La patience et la patine du temps ont probablement enfanté cette inspiration musicale d’une très grande ascèse. Je vous invite à écouter ces chansons Malimba venues de Suisse. Des moments rares.

Mouboledi 

   

 Quand les mots Malimba du frère Itutu font les mélodies du frère Teddy Diko c'est toute la Suisse qui danse.

 

Posté par ilimbe-ilimbe à 23:33 - Commentaires [1] - Rétroliens [0]
02 décembre 2011

Communiqué important d'Ilimbe-ilimbe Edéa

 
 
Ci-dessus, le frère Sadrack Bertrand Matanda, un cadre du travail social en mission humanitaire à Haïti.
 
Ci-dessous, le frère Diboto Blaise ( à gauche en chemise tâchetée). Le SG ilimbe-ilimbe d'Edéa évoque des questions de developpement avec le Ministre Jean Nkuete. 
 
 
ci-dessous l'intégralité du texte relayé par d'ilimbeilimbe Edéa
 
1- La Commission de la Communication de ILIMBE ILIMBE est entrain de recencer les Malimba faisant partie de la vague des 25.000 jeunes récemment recrutés à la Fonction Publique. Vos contributions nous obligeraient.

2- Un Malimba indigné depuis le Libéria. En effet, le frère Bertrand Sadrack MATANDA ayant appris les récentes
innondations survenues dans certains villages du Canton Malimba de l'Arrondissement de Mouanko dit ceci:

"Une lettre au prefet cela ne suffit pas. C'était l'occasion d'aider les populations sinistrées en envoyant au moins une lettre à la Direction de la Protection civile avec une évaluation des besoins."

Il faut dire que notre frère accumule beaucoup d'expériences dans le domaine des catastrophes naturelles. Il se trouve actuellement au Libéria pour le compte de la Croix Rouge Internationale:

" je suis toujours bloqué au Liberia avec cette affaire des refugiés ivoiriens .... surtout avec le transfèrement de Gbagbo à la Haye, la situation ne va point s'ameliorer car il y en aura de moins en moins ceux qui voudront rentrer chez eux ... et les camps vont davantage se remplir... quand je vois que cela fais presqu'une année que je n'ai pas posé mes pieds au pays cela m'affecte énormément"

Il faut dire qu'avant d'être envoyé au Libéria, notre frère a passé plusieurs mois au Nigéria toujours avec la Croix Rouge pour venir au secours des victimes des conflits interethniques.

Courage cher frère!

ILIMBE ILIMBE

Posté par ilimbe-ilimbe à 20:48 - Commentaires [12] - Rétroliens [0]
Tags : ,
01 décembre 2011

Langue Malimba: Un peuple débout pour une langue vivante. Par Itutu

Que ce soit par leur langue ou pour tout autre avantage, les jeunes Malimba ne font plus de complexes quant à leur malimbanité.

 

iboteya mboti : se vêtir pour quelqu’un

iboteya weya : faire un feu de bois pour quelqu’un

iboto : s’habiller

ibowa : être malade

ibòwa pohe : chercher les vers du palmier

ibubame : être gonflé

ibube (malama) : gonfler (les joues)

ibubwa : bruller les poils, les écailles d’un gibier

ibubwede : brûler profondément

ibúka : vaincre

ibùkùmede : casser (une mote de terre)

ibùkùmeya : être cassé

ibúla : enfreindre

ibulabede : être détruit

ibulede : détruire, casser, dissoudre, mettre en désordre

ibulehe : faire détruire

ibúlehe : faire payer le prix du mépris d’un reglement

ibuleya : s’éfondrer (édifice)

Ya di’okwe Bwambo Ba Mulimba

ibulutede (beudu) : brouter

ibúma : prendre feu

ibùma : enlever par un rapace (kombe e bŭm mun’a kuba : le milan a

enlevé le poussin)

ibúma : germer (bananier)

ibùmba (huwe) : cuire à la braise

ibúmbehe : faire exterminer

ibùmbehe : faire rotir

ibúme : couvrir

ibumehe : flamber

ibumehe mŭdi : expirer (fumée)

ibumehe ẅeya : provoquer un feu, une explosion

ibunde : faire tomber un adversaire, le vaincre, terrasser

ibungula : se rouler dans la poussière. #(iuṅgula : rouler par terre,

parlant de quelque chose d’autre qu’une personne).

ibungulede : rouler quelqu’un dans la poussière. #(iuṅgulede : rouler

quelque chose par terre)

ibunja : rendre trouble, mettre en désordre

ibútame : être couvert

ibúte : couvrir

ibuwede : vaincre, pousser à l’abandon

ibwá (mubaṅga) : casser (la noix)

ibwá : tuer

ibwá boṅgo : éprouver la peur, avoir la frayeur

ibwá : éprouver

ibwá ihon : avoir honte

ibwá ndédi : éprouver de la pitié

ibwánane : tuer à l’aide de quelque chose ; être un tueur avéré

ibwáne : être un tueur ; avoir le pouvoir de tuer.

ibwata : fouler n’importe comment

ibwede : déséquilibrer un adversaire en l’empoignant par les jambes.

ibwehe boṅgo : faire peur, effrayer

ibwehe ihōn : faire honte à quelqu’un

ibwehe ndutu : blaisser, faire mal à quelqu’un

ibweke (mudumbu) : ouvrir largement (la bouche)

ibwekumede : déverser violemment

ibwetane : s’empoigner pour la bagare

ibweya : se briser

ibweya ndedi : avoir pitié

Icaka : abandonner, délaisser

Icakabe : être abandonner, délaisser

Icakamene : empogner un adversaire, attaquer

Icakeya : délaisser à, abandonner à quelqu’un

Icama : se térmousser, dancer

Icamane : divulguer, répendre, annoncer partout

ice : couper

Icebede (yobi) : jeter l’hameçon dans l’eau

Icece : éclore, germer

Icehede : casser, rompre (le bois, un member)

Icekebede : avoir été coupé

Icekede : couper en deux

Icekeye : être coupé ; se couper

Icema : entonner le refrain

Iceta (mboti) : sécher un vêtement

Icĕya : dire son malheur, sa souffrance à quelqu’un de qui on espère un soulagement.

Icika (mutila) : tracer (un trait)

Icikabe : avoir été tracer

Icila : enfoncer, s’enfoncer

Icilehe : faire enfoncer

Icímeya : gronder

Icoho : fouler du pied, piétiner

Icoko (lokuta) : rouer de coups de poing

Icókoleya : se gatter définitivement

Icokomede : toucher avec un tison ardent

Icolomede =

Icumeya : enfoncer un piquet au sol

Icuwa : tordre

Icuwĕ : se tordre

Idá : manger # idà : la nourriture, les vivres.

Idădane : manger n’importe quoi

Idaleya : piétiner, fouler du pied, marcher sur quelque chose

Idamwa : soulever

Idamwane : soulever avec quelque chose

Idamwĕ : se soulever

Idane : avoir un gain au détriment de quelqu’un d’autre

Idane : manger avec quelque chose

Idaṅgwa : marcher, avancer

Idaṅgwanè : marcher avec quelqu’un ou quelque chose

Idaṅgwede : faire marcher

Idaṅgwehe : obliger quelqu’un à marcher ; conduire.

Idaṅgweya : aller chez quelqu’un ; rendre visite à quelqu’un.

Idatame : être étendu

Idate : étendre, étaler

Idehe : faire manger, nourrir

Idekame : s’aseoir, se tenir avec magesté

Ideke : poser butalement

Idekwe : détaler, s’enfuir

Idekwene : détaler, s’enfuir avec

Ideṅgede : soustraire, faire disparaître, voler

Posté par ilimbe-ilimbe à 08:47 - Commentaires [4] - Rétroliens [0]
22 novembre 2011

Nécrologie: Le dernier voyage de S.M. Ngando René, le Roi-Courage. Par Soppo Silvestre

Procession ngando-rené

C'est certainement ce type de procession funéraire qui accompagnera SM Ngando René de Yôyô II à sa dernère demeure.

ORAISON: HOMMAGE A SM NGANDO RENE, par SOPPO Silvestre

René,

Au moment où tu t’apprêtes  à nous quitter pour l’éternité, permets que je commette ces quelques lignes en guise d’hommage à ta personne.

Tu étais parti du village à la recherche du « piment pour la maison », quand je n’étais pas encore né.

Tu es revenu quand j’étais déjà là.

Pendant ton séjour loin du village, l’on nous parlait de toi. Je mourrais d’envie de te voir. Et rentré au bercail, moi-même je t’ai vu, je t’ai observé et j’ai vu ceci de toi :

Tu étais un Homme digne, un Homme d’honneur, comme le fut ton père, celui-là même de qui tu as suivi les pas dans l’exercice du commandement traditionnel.

Tu marqueras à jamais ma mémoire, toi qui, jusqu’à ton dernier souffle, tu as défendu la cause Malimba, la vraie, au point de devenir l’ennemi de ceux qui, aujourd’hui, chercheront à occuper les premières places sous les bâches, le jour de tes obsèques.

Ta personnalité avait fait de toi l’homme à abattre par ceux-là même qui viendront aujourd’hui verser les larmes de crocodile, les larmes hypocrites, eux qui viendront , de manière cynique et sans honte « reconnaitre », à travers les discours arrachés, que tu « étais un grand homme » ;ceux-là qui viendront exhiber leurs « honorabilités » et leurs « richesses », pour se moquer de tes restes, alors que jusqu’à hier, ils étaient incapables de te dire un simple bonjour, eux qui ne voulaient même pas croiser ton regard.

Accepte, René, que  c’est cela l’homme, malheureusement celui que toi tu n’as pas été.

Toi tu avais appris que « les diallobés envoient leurs enfants à l’école pour apprendre à lier le bois au bois pour faire des demeures solides », et non les envoyer à l’école « pour aller apprendre comment se servir de son peuple, l’asservir ».

René, tu nous manqueras à jamais, nous les Malimba, qui avons exprimé notre volonté saine et dénuée de toute pression en 2003, quand nous avons désigné comme notre Chef Supérieur, Sa Majesté NDOUMBE Marcelin.

Tu nous manqueras donc, nous ces Malimba contre qui, des camions de militaires armés jusqu’au dent, furent postés à l’EP de Moulongo en 2009, pour tenter de nous intimider, par certains fils Malimba aux idées et visées aujourd’hui connues :le MEGA COMPLEXE TOURISTIQUE DE YOYO :comme à ton habitude, ce jour-là, avec d’autres, tu es resté imperturbable !

Tu nous manqueras, nous les Malimba, contre  qui, une fois de plus certaines « élites Malimba », dont la présence jubilatoire à tes obsèques ne passera guère inaperçue, avaient habillé les non Malimba du pagne de ta communauté, avaient fait venir toute une armée à Moulongo en 2011, et dire de tout cela, et où tu étais toujours resté inflexible, mais sensible au sort que l’on était entrain de réserver à ta communauté.

Je sais que comme à ta majestueuse habitude, tu observeras le cinéma, qui se fera le jour de tes obsèques.

Tu verras, en te moquant d’eux, ceux-là qui s’efforceront de présenter à la foule NANGA Symphorien qu’ils savent que tu n’as jamais reconnu comme le chef des Malimba.

Tu te moqueras, en silence, de ceux qui viendront donner des millions pour tes obsèques, afin que la préséance leur soit acquise, toi qui as toujours été discret, modeste et effacé.

Tu te moqueras en silence, de ceux qui étaient venus délimiter ton territoire de commandement, pour avoir les premières places lors des négociations en vue de l’implantation du« défunt » MEGA COMPEXE TOURISTIQUE(MCT) de YOYO ; tu les revois tous, assis, gesticulant, sans honte.

Tu ne manqueras pas de te moquer de tous ceux pour qui tu avais toujours donné du sien lors des élections  tant municipales que législatives,  et qui ont au finish, oubliés le chemin de départ, ingrats

Ceux-là qui ne cessaient de t’importuner avec les choses du parti, malgré ta santé chancelante, mais que tu as satisfait sans regret (car c’était ta vie, s’occuper aussi des autres).

Tu te moqueras, comme à ton habitude, de ceux qui croient utiliser Malimba, et surtout de ses avoirs, au détriment des siens t’étaient si chers.

Tu te moqueras de tous ceux qui croyaient dur comme fer que le MCT va les enrichir, heureusement que même les ancêtres n’ont pas voulu.

Je sais que tu n’oublieras pas Malimba.

Tu as combattu le bon combat, au point de mettre à certains moments,  ta vie en péril, d’où mon souhait selon lequel,

René, muléma to maladi, umèhè na muhango, bwemba bwé ndé ibotéa, dihi ma bobo tomtom

et que la terre de nos ancêtres te soit légère, repose en paix, René.

Soppo Silvestre

Posté par ilimbe-ilimbe à 17:40 - Commentaires [3] - Rétroliens [0]