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Les frères Dikanjo, Ndoumbè et Dipomè. Une photo

 dont le remake devient de plus en plus improbable

Décidément les causes les plus justes sont condamnées à l’oubli. Du développement tant espéré par les lecteurs du blog, sommes-nous en train de basculer vers le dévoiement tant aspiré par les rouscailleurs de tout bord ?

Comme la majorité des lecteurs fidèles de ce blog, je réprouve les saillis d’injures épouvantables qui ont émaillé les derniers commentaires. Les auteurs, ces frères grognards, attendent sans doute que nos belles âmes Malimba s’accommodent de la montée des invectives et des lubies intellectuelles que dénonce déjà  le bienvenu  Bisseni que je salue au passage.

Au grand mépris des facultés mentales des lecteurs silencieux, certains veulent s’illustrer par des faits imaginaires afin de subvertir,  par leur folklore, les échanges fructueux qui prenaient vie dans notre espace de discussion.

Je n’ai rien contre la liberté d’expression des uns et des autres. Seulement, lorsque celle-ci se conjugue à la sourde hostilité à modérer son propre discours, ne courons-nous pas le risque de collapser voire d'escamoter tous efforts cognitifs déployés dans nos arguments antérieurs?  

La forclusion de notre communauté doit davantage faire place à l’action  de terrain (les salles de Classes de Moulongo et la course nautique en sont des exemples palpables) plutôt qu’à  des coups de boutoir que nous nous assenons mutuellement.    

D’un autre côté, il est nécessaire qu’on puisse s’attaquer au vernis des convenances qui concourent à l’évitement du débat sincère sur Malimba. De l’autre, il est aussi important de se démarquer des insultes qui tapissent nos textes.

Bâclés à souhait, certains commentaires n’ont plus la pertinence requise par  le droit positif qui devrait nous habiter et  qui veut qu’on juge d’abord sur les actes. Du factuel, la reliure des tickets acides est passée à cette espèce de vulgate partisane qui n’a de  commun qu’une certaine haine destinée à travestir la réalité à Malimba  à défaut de la maitriser.

Même la tristesse d’un lecteur débonnaire à l'instar de Bisseni n’arrive pas à freiner la folle course des joutes verbales. Avec leur lot de polémiques surjouées puis réchauffées, les querelleurs avancent, sabre au clair, des  « boyaux de bœuf »  à  la dénonciation de « la latte colorée » sans que le lecteur puisse y inscrire le moindre intérêt pour le développement.

Chers amis c’est cette frénésie du coup-pour-coup qui me fait dire que Malimba continue hélas à passer sous les fourches caudines de ses propres enfants. Ô Dieu quel suicide collectif !

Pour certains débatteurs, les injonctions au médérateur sont simples – "Mouboledi doit laisser faire" : plus jamais de carton rouge, plus aucun carton jaune. Contre toute attente et probablement pas oubli, ils ont omis de m’enlever le carton vert, synonyme d’appel au personnel soignant sur l’aire de jeu. Il est grand temps que nos malades de l’insulte et ceux des affabulations  sur le blog soient cliniquement auscultés.

L’heure est triste. Mais très souvent dans ces moments  de blues,  où la trotteuse du temps semble s’arrêter aux querelles, le refuge le plus apaisant, frères Bisseni et Dambo da Penya,  c’est en fin de compte la conscience de rendre service à la communauté pour son plus grand bien et dans la plus grande discrétion. 

Mouboledi