President Nyoungue

TOT’A MULANGO

(Simple causerie)

 

CONDOLEANCE (Pour ceux qui ont perdu un être cher)

 

Pendant de longs mois, notre blog a été un véritable journal nécrologique suite à de nombreuses disparitions qui continuent encore de frapper nos familles.

Moi-même j’ai été il y a quelques jours au pays enterrer ma sœur ainée Sikè Dallé Caroline épouse Mpanjo décédée en même temps que « Sita » Ebellè Koutta, un éminent membre de Malimba Avenir, qui nous a réellement marqués par son assiduité, sa solvabilité, mais surtout par son courage. Malgré la maladie qui la rongeait depuis plusieurs années, elle s’est montrée toujours très combative.

Elle était toujours la première arrivée à nos assises, avait un grand sens de la camaraderie et d’une simplicité sans pareille, elle était à l’aise partout. Les restes de Sita Ebell’a Koutta ont été rapatriés et inhumés à Douala.

Elle laisse un grand vide dans nos cœurs et notre association. Puisse le Seigneur l’accueillir dans son saint paradis.

Même si elles paraissent variées, les épreuves du deuil et de la séparation sont pareilles, c’est toujours un moment fort et difficile où on se rend compte de notre impuissance. Parfois nous croyons à l’injustice ou accusons un tiers, chez-nous la mort provenant toujours de quelqu’un, oncle, cousin et pourquoi pas frère.

Mais, parfois, on peut aussi avoir une impression de culpabilité ou d’échec selon qu’on s’est mal occupé ou pas du tout de l’être qui s’en va.

Pourtant la mort est unique, sa cause aussi unique. On dit chez nous « njaka kwedi ni titi kwedi ? »

La mort ne survient que lorsque notre vie est à terme, est épuisée et rien, alors rien ne peut l’arrêter.

Si donc la mort nous attriste à cause de la séparation définitive, elle nous rappelle en même temps que nous sommes des humains et égaux devant elle. Face à cette fin ou cette miraculeuse transformation qui nous attend tous, nous devons être modestes, réservés, mais aussi francs et justes.

 LA DECADENCE

A quoi nous assistons aujourd’hui dans ce blog, qui devait être une enceinte d’organisation des fils et filles Malimba pour le développement et l’accroissement de notre village ?

Une limite inacceptable est atteinte et qui ne ressemble pas du tout à l’éthique des Malimba dignes de ce nom.

Au sein de nos familles, la morale a toujours fait partie de notre quotidien comme leçon de vie, de droiture et de sagesse. C’est ainsi que, de nos parents, les valeurs morales ont été transmises, pas comme un bagage intellectuel, mais juste par leur expérience.

On peut ne pas être d’accord avec un avis, une idée ou un choix, mais devons-nous vraiment arriver à insulter un frère ou une sœur parce que nous n’avons pas la même préférence ?

Doit-on dénigrer un frère qui n’a pas le même savoir que nous ?

Un poète Camerounais (Francis Bebey), s’est ainsi adressé à la Madone à Vérone (Italie) : « Si je n’étais pas noir, ta blancheur ne serait même pas apparente »

Nous sommes tous différents les uns des autres autant physiquement que par les goûts et les choix.

Ce qui fait la variété, la fertilité, d’un échange, c’est de ne pas toujours être de la même opinion tout en restant correct. C’était comme ça au début dans ce blog, malgré nos divergences d’opinion, il y avait quand même une certaine pudeur.

Maintenant, c’est un lieu d’échange de noms d’oiseaux, de mensonges, de calomnies, de diffamations et même d’absurdités. Nous avons tous lu, ici, quelqu’un rire d’un défunt ancien. N’est-ce pas sordide ?

A chacun son idée et son opinion, libre de penser ce qu’il veut, mais dans le respect de l’autre et de la diversité des convictions donc avec tolérance, c’est-à-dire, ne pas aboutir à l’absurdité, ni à l’insanité quand bien on prétend avoir une quelconque raison.

CONTROVERSE ET REALITE

Le problème de la chefferie supérieure et son autorité est incontestablement la question qui divise les Malimba depuis quelques années.

Pour ce grave problème, nous constatons des comportements sur trois types de personnages :

Des convoiteurs, qui imposent leur préférence pour arranger leurs besoins personnels, des simplets qui agissent pour soutenir fondamentalement un individu ou un clan, et un dernier groupe des personnes qui se basent sur une opinion qui ressort des éléments, des pratiques et histoires vécues

Quand j’ai écrit ici, le 15 septembre 2010, « Ngôkôlô e tôpèhè Muna mbuke », suivi de « Da nônô dihi ma huabè » j’ai reçu la foudre sur la tête par certains de nos frères. Pourtant, je n’ai simplement avancé que mon opinion, par rapport justement aux critères, encore visibles et à la portée de tout le monde, qui m’ont permis d’affirmer mon choix en la personne de Ndoumbè Marcelin élu pour la destinée de notre village.

Beaucoup m’ont agressé verbalement, alors que nous débattions sur un sujet capital et chacun étant libre de donner son argument.

Je ne vais pas m’attarder sur ce problème qui est, nous le savons tous, une véritable « nécrose » pour notre communauté.

Toute façon, ma position se situe toujours par rapport à la consultation démocratique qui a eu lieu chez nous le 26 Avril 2003 ainsi qu’aux rites traditionnels qui ont suivi, procédés par nos patriarches.

Ces évènements ont bien eu lieu, l’histoire s’en rappellera parce que la vérité avec sa force triomphe toujours alors que le mensonge sombre avec le temps.

 EPANCHEMENT

Loin de moi l’idée de froisser mes concitoyens, mais, il y a parmi nous, des frères qui se comportent exactement comme des manipulateurs ou encore des pervers narcissiques. C’est-à-dire qui n’éprouvent ni sentiments, ni émotions. Ils sont comme des bactéries ou des microbes qui répandent du mal auprès des victimes sur lesquels ils se reposent pour accroitre. Nous les subissons sans raison.

Les spécialistes disent que c’est une maladie assez complexe qui rend incapable de bienveillance et de sollicitude. Ces malades sont indifférents du mal qu’ils font et se croient tout permis. Ils ne font pas preuve d’humilité et leurs actes ne sont pas du tout en adéquation avec leur parole.

D’autres praticiens affirment aussi qu’ils mentent même lorsque leur mensonge est ostensible.

Un autre commentaire dit, et c’est surtout ce que je constate personnellement, « qu’ils ne sont jamais satisfaits de quoi que ce soit. Quelles que soient vos paroles ou vos actes, rien ne sera assez bien pour eux, qu’ils puisent leurs ressources et leurs forces dans l’agressivité.

Les manipulateurs sont toujours jaloux du bonheur des autres puisqu’ils ne peuvent obtenir le leur.  Ils ont pour but d’écraser les autres, et sont prêts à toutes les astuces pour y parvenir»

L’agression est un moyen de monter leur affliction ou tristesse inguérissable. Ces personnes ont l’attaque et la haine pour masquer leur propre peine.

Je parle ici de ces frères qui ont un malin plaisir à dénigrer voire brocarder ceux qui se mettent en œuvre pour faire bouger notre village et aident nos frères et sœurs qui sont dans le besoin.

Ces frères qui sans cesse font des commentaires tendancieux sur la maison des instituteurs érigée au village, en parlant soit de l’argent détourné ou encore des matériaux inadaptés.

Est-ce pour décourager Malimba Avenir de ne plus s’intéresser au village ?

Ou alors pour déshonorer ou contrecarrer celui qui a suivi les travaux, en l’occurrence Le chef Marcelin Ndoumbè?

Franchement, cessons la polémique ridicule et inutile.

Je l’ai dit ici, dans une interview le 21 Janvier 2012.  Malimba Avenir est une association bien organisée, les dirigeants ne décident ni ne traitent seuls les activités. L’assemblée générale étant la plus haute instance collective, c’est elle qui définit un programme d’activités ainsi que les lignes directrices de l’application.

Pour chaque action, nous organisons le suivi et la bonne marche jusqu’à la réalisation. Des rapports sont établis pendant les différentes étapes qui nous persuadent à continuer le financement. Sans oublier que pour des réalisations importantes, nous dépêchons toujours un émissaire pour vérifier le bon avancement des travaux, et c’est souvent le vice-président René Emeh Elong.

Sachons-le une fois pour toutes, le but principal de Malimba Avenir est de promouvoir le développement social, éducatif et économique du village Malimba, ses adhérents sont des femmes et des hommes fortement engagés pour son avancement.

Et ce ne sont guère les propos fallacieux qui vont les décourager au surplus, ils donnent un peu de leur salaire tous les mois avec fierté et dignité.

Pourquoi Ndoumbè Marcelin pour les actions au village.

La réponse se trouve toujours ici dans ce blog, une autre interview le 10 Juillet 2010

(Question du modérateur) Huit semaines après, comment comptes-tu, depuis la France, donner corps à cette bienfaisance désormais en mouvement à Malimba ?

(Réponse de Nyounguè Dalé) « Nous nous organisons dans la diaspora. Le principal objectif est une réelle dotation pour la population villageoise. Que peut être l'aboutissement d'une action si à la base au pays s’il y a incompréhension?" Je m'interrogeais justement sur la suite à donner à nos divers projets. Et cette question factuelle anime la majorité de nos membres.

Pour te répondre, notre fonctionnement étant basé sur des règles strictement démocratiques, les propositions sont enregistrées pour les dépenses à venir et les décisions prises après la consultation et le vote de la majorité des membres seront appliquées.

J’ai l’intention de proposer prochainement des améliorations et je vais suggérer à MALIMBA AVENIR de créer une association représentant au pays nos intérêts afin que nos investissements soient encadrées avec le sérieux dont font preuve nos membres à l’étranger. Cette dernière recensera et évaluera un certain nombre de besoins à financer selon nos moyens et guidera les actions à mener dans les différents villages »

Depuis cette date nous n’avons trouvé personne, alors personne pour nous représenter. Je ne peux compter combien de fois je suis allé au pays. Pour cette mission, personne n’a le temps.

Alors, nous avons remarqué le dynamisme et la mobilité du chef Marcelin Ndoumbè et nous avons trouvé en lui la personne idoine pour suivre nos chantiers et nous sommes allés vers lui. Rien à voir avec les problèmes de la chefferie.

II faut beaucoup d’abnégation, de courage et de patience pour gérer un chantier au village, il faut le reconnaitre, rien que l’acheminement des matériaux depuis Edéa ou Douala n’est pas aisé. Surtout par temps de pluies sur la route inabordable qu’il faut emprunter pour se rendre au village.

Les dons consentis par une minorité de la diaspora (tronçonneuse pour le GIC FAM et maillots de football pour la jeunesse), ont été remis par le biais du chef Marcelin Ndoumbè et les remerciements nous sont parvenus lors des visites de notre vérificateur.

Malimba Avenir ne s’est jamais plaint pendant ou après les travaux des logements des instituteurs, pourquoi ces commentaires injustes et consternants ? Pourquoi ne joignons –nous pas nos forces pour ne pas perdre le bien fondé de nos réalisations ?

Pour cela, commençons par reconnaitre la valeur des autres, nous nous sentirons très bien et ceci révèlera notre grandeur.

 LE RASSEMBLEMENT

Quand nous nous plaignons et nous insultons, nous attirons les personnes qui pensent comme nous c’est-à-dire qui se plaignent aussi et insultent, inévitablement, nous repoussons les personnes positives qui ne tiennent pas à nous suivre au risque de nous imiter. Tout recule avec leur départ, l’enthousiasme baisse.

Toujours se plaindre et nous insulter n’apporte rien de positif au contraire ça nous tire vers le bas.

Nous le constatons déjà dans ce blog qui nous fournissait de multiples informations utiles, pratiques et collaboratives qui nous comblaient tous. La plupart d’entre nous livraient des articles riches et il y avait un vrai débat.

Tout s’est envolé à cause des dénigrements, des injures et des plaintes. Comment faire pour recréer l’harmonie d’avant ?

Je laisse à chacun d’entre nous de trouver la ou les solutions, tant il est vrai que nous avons une grande responsabilité, les uns envers les autres et que l’harmonie ne dépend pas d’une seule personne, mais de tous qui vivons ensemble quoique parfois physiquement éloignés.

TOT’A MULANGO, na doï da wahé, ô ndodo, na o muhango, c’est dans ce sens que j’appelle la nouvelle orientation de nos interventions dans notre blog, et s’il le faut, que l’équipe de gestion n’accepte plus la publication de ceux qui s’en écartent.

 Kôl’a mboa’m e boï mba

 Nyounguè Dalé Dieudonné

Mot’a Konda nya ponda

Nya Malimba Avenir