Résultat de recherche d'images pour "gisele ndoumbe"

 

Mboa, lorsqu'on a reçu tant d’humanité, tant générosité de la part d’une personne quelle qu’elle fut  et d’où qu’elle vienne on ne peut se résourdre dans le confort insidieux de l’oubli.

Solitaire dans ma peine  mais avec l’espoir chevillé au corps je sonne  ici le gong de la revolte parce que un jour ou l’autre la dette de la reconnaissance fini par frapper  à la port des coeurs. Tant nous devons beaucoup à Gisèle Ndoumbè.

Malimba cette contrée  unique en son genre où la gaieté, la quête du sens, la traditionnalité, qui furent un temps les atours de notre génie Sawa, furent un jour, on ne sait quand, comme frappés les forces de l’oubli et la rage des rivalités internes. On y vit le signe d'une absence blâmable de sérieux ou d'une désamour forcément coupable. Gisèle Ndoumbè par son oeuvre accomplie auprès des nôtres  était de celles et de ceux qui nous rappelaient que l’oubli et les rivalités ne sont des obstacles infranchissables mais des moteurs vers davantage d’effort et d’amour.  Il y a des moments où la profondeur et l’élévation d’esprit se rejoignent au sein de l'épicentre d’un seul être.

Amis et frère Malimba, vous l’aurez compris,  A 10 jours de notre fête nautique, si tant enviée, je loue ici et maintenant la ténacité d’une femme qui nous  à brutalement quitté en fin d’année dernière.  Ses capacités d’accomplissement hors du commun , pendant un peu moins de 10 ans, ont su tracer les voies  nouvelles du ré-enchantement  de cet estuaire oublié par cette république à géométrie variable.

À travers toi Gisèle Ndoumbe, je rends une fois de plus hommage à un type d’esprit  hélas si rares. A ces consciences généreuses que Rinaldi appelait pour son pays (et que je ramène à Malimba ) «la seule chose sérieuse (), si l'on raisonne à l'échelle des siècles».

Mboa,  Gisèle Ndoumbè  reste et demeurera  un exemple inspirant de dignité dans l’exercice de tout acte caritatif au feminine et au Cameroun. Du fond du coeur et au nom de la redaction du blog, je la remercie pour son admirable exemplarité et lui souhaite toute la reconnaissance qu’elle mérite pour le projet à visage humain qu’elle a mis sur les rails par la force de ses mains et l’entrain de son coeur.

Seuls, en famille, en petit groupe d’ami, en délégation ou en touriste, nombreux sont ceux dont l’esprit ne manquera pas de convoquer le souvenir de cette grande dame qui nous  a magistralement conquis  et dont les jeunes des deux rives de Malimba Ocean  continuent  à considérer  comme l’antidote à la grisaille de leur avenir.

Bonatétè na Bonayéyè lorsque le coq chantera à l’orée du 31 mars 2018 à Bolounga n’y voyez pas dans ce chant un couplet mais un refrain. Autrement dit l’espoir renouvélé d’un jour different mais potentiellement meilleur. Un jour qu’il nous faudra meubler  par notre reconnaissance, nos dons et nos participations diverses.

Gisèle, au pays des ombres tutélaires d'où tu nous entendras désormais ramer, pagayer soit plus qu'un échos pour nos proues, reste présente parmi nous.

Que la fête commence et que le souvenir ne s’efface jamais!

 

Muboledi